C’est ce soir, après trois semaines à l’ouvrir tous les soirs, que nous fermerons le recueil de Paul Éluard. Non sans un dernier poème choisi par la lectrice de Jean-Jacques Henner, que voici :
Accrochés aux désirs de vitesse
Et cernant de plomb les plus lents
Les murs ne se font plus face.
Des êtres multiples, des éventails d’êtres,
Des êtres-chevelures
Dorment dans un reflet sanglant.
Dans sa rage fauve
La terre montre ses paumes.
Les yeux se sont fermés
Parce que le front brûle.
Courage nocturne. Diminuer l’ombre
De moitié. Miroir de l’ombre,
Moitié du monde. La tête tombe
Entre le sommeil et le rêve.









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