Le lecteur de l’artiste Sarah Pollock serait-il en train de rêver que les jeunes filles de cette photo sortent de celle-ci pour se trouver dans son champ de vision?
Le lecteur de l’artiste Sarah Pollock serait-il en train de rêver que les jeunes filles de cette photo sortent de celle-ci pour se trouver dans son champ de vision?
Ceux qui entrent au Café central portugais regardent-ils parfois les fenêtres de qui habite tout là-haut?
Des volets bleus comme en trouve seulement en Algarve, photographiés – vous l’aurez deviné – par l’homme du bleu…
Il y a toujours un moment où on a envie d’interroger le ciel, de lui demander ce qui nous attend, ce qu’il attend de nous. Et c’est ce qu’on fait, même si parfois la réponse tarde à venir ou même, n’arrive jamais jusqu’à nous. Et c’est ce qu’on fera encore, pour qu’un jour le vent nous murmure tout bas ce qu’on espère.
*sur une toile de Newell Convers Wyeth
Comme mercredi dernier le centième billet de la catégorie Ce que mots vous inspirent est passé beaucoup trop inaperçu aux yeux du lecteur peint par Isaac de Jouderville, celui-ci a décidé d’ouvrir son grand livre de citations afin que demain toute la journée soit consacrée uniquement à cette catégorie, hormis pour la suggestion du jour et l’extrait du soir. Comme il a décidé de s’occuper de tout, je n’ai pu qu’acquiescer à son projet!
La lectrice du peintre italien Walter Resentera a ouvert Longitudes de Marcelle Roy au hasard. Rares sont celles qui agissent ainsi, mais il y en a tout de même quelques-unes. Comme si elles avaient envie non pas de choisir un poème mais bien que ce soit lui qui les choisisse. Voici donc ce poème qui est venu vers elle :
En chaque pas retenu
l’instant culbute dans le néant
et pose le décompte
du présent qui n’a pas lieu
le jour file sous le pied
comme défile la route immobile
vers ailleurs
le nuage insensé
récupère le mouvement
Une écrivaine est morte. Elle avait 35 ans et se serait suicidée. Elle s’appelait Nelly Arcan. Et chacun y va de ses impressions, de ses commentaires. Chacun cherche dans ses livres, dans ses écrits ailleurs, dans les entrevues qu’elle a données des signes. Et tous s’accordent à dire que cela devait arriver, que c’était là l’épée de Damoclès posée sur la tête de la jeune femme hantée par la beauté et par la mort.
La libraire que je suis se rappelle ce que chacune de ses apparitions télévisuelles provoquait. Les gens achetaient Putain ou Folle, pour s’assurer que Nelly Arcan ressemblait à ses livres, pour voir s’ils étaient ou non une copie conforme de l’image médiatique qu’elle avait créée de toutes pièces, tout comme l’avait fait avant elle Amélie Nothomb.
Et des livres, elle en a vendus. Beaucoup. Et il s’en vendra encore davantage ces prochaines semaines, alors que son suicide continuera de susciter articles ici et là. Parce que Nelly Arcan c’était Nelly Arcan, une mine d’or pour les libraires.
*toile de Patrick Howe
Comme j’aimerais trouver sur mon chemin des roses trémières en aussi bonne forme que celles photographiées par Armando à Montréal en août 2007, mais hélas octobre est à nos portes et j’ai bien peur que ça n’arrive plus!
© Lali 2025 – Tous droits réservés.
Fait avec amour (❤️) par WHC
Commentaires récents