Un ami est celui qui vous ouvre si vous avez frappé, qui vous donne si vous demandez, sans tenir la comptabilité de ses dons. (Francesco Alberoni)
*toile de Maurice Marinot
Un ami est celui qui vous ouvre si vous avez frappé, qui vous donne si vous demandez, sans tenir la comptabilité de ses dons. (Francesco Alberoni)
*toile de Maurice Marinot
On n’apprend pas l’amour. Il existe. On n’apprend pas davantage l’amitié. (Francesco Alberoni)
*toile d’Enrique Navas Escuriet
Les lectrices du peintre Gaston Robbe sont arrivées bien décidées. L’une comme l’autre avaient lu L’amitié de Francesco Alberoni et elles avaient noté suffisamment de citations au cours de leur lecture pour qu’heure après heure je puisse en déposer au pays de Lali, accompagnées de toiles représentant l’amitié féminine.
L’idée était si belle que je n’ai pas résisté à laisser la place à l’amitié, aux toiles la représentant et aux mots de ce grand écrivain italien.
moment musical en compagnie d’Amália Rodrigues
interprétant Confesso
*toile de Johannes Zoetelief Tromp
Peut-être que la lectrice pente par Linda Leslie espérait un jour tomber, sans les connaître, sur ces mots de Louise Dupré, dans Noir déjà…
Ce qui se laisse entendre
dans la plainte des songes
ressemble à un appel
traversé d’un visage
sans contours
ange et trace
forçant la solitude
des grands deuils
il ne nous vient aucun mot
pour les choses simples
aucun don à offrir
à l’appétit des dieux
la vérité est ce silence
replié sur l’oreille
ce trou de silence
qui engloutit la nuit
Moments de tension, amitiés ou amours intenses et touffues, personnages glauques, dont certains attendent mort ou verdict, voici un peu ce qui tiennent ensemble les neuf nouvelles de la Brésilienne Lygia Fagundes Telles, réunies sous le titre La structure de la bulle de savon (qui est aussi le titre de celle qui clôt le recueil). Un recueil qu’il faut parfois déposer, parce qu’on y étouffe, parce que nulle échappatoire n’est proposée. Mais auquel on retourne pour l’écriture dense, fouillée, pleine d’images et d’une efficacité redoutable, de cette grande dame de lettres.
Des nouvelles fortes et parfois déroutantes. Des personnages qu’on voudrait sauver, parce qu’incapables de se sauver eux-mêmes ou d’eux-mêmes. Des personnages semblables en tous points à des bulles de savon, s’élevant dans l’air libre, mais s’écrasant contre la première fenêtre fermée se trouvant sur son chemin.
C’est Denise qui les a dénichés avant de filer en Bretagne. Je crois qu’elle tenait à ce qu’on ne l’oublie pas…
Comme si Chantal allait oublier Armando pendant ses vacances! IM-POS-SI-BLE! Voici donc un peu de bleu parisien en attendant celui qu’elle trouvera en Bretagne!
Et si je dérangeais un peu le lecteur peint par Karen Cooper? Juste question d’aller voir des fleurs des près?
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Fait avec amour (❤️) par WHC
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