Une visite dans le Midi de la France pourrait-elle intéresser la lectrice peinte par Lisbeth Firmin?
Une visite dans le Midi de la France pourrait-elle intéresser la lectrice peinte par Lisbeth Firmin?
On peut passer des centaines de fois devant le 173, place d’Youville sans s’arrêter. Parce qu’extérieurement, rien n’attire l’œil du passant, hormis de bien jolies fenêtres et le chiffre 1915 incrusté dans la brique. Or se cache là l’un des bâtiments appartenant à Pointe à Callière, le musée d’archéologie et d’histoire de Montréal (dont vous verrez demain quelques photos).
Ce lieu, connu sous le nom de station de pompage d’Youville, raconte à lui seul une partie de la petite histoire de Montréal et de ses eaux usées. Un endroit unique, il va sans dire, lequel a accueilli pendant deux jours les membres de notre service la semaine dernière. À retenir pour ceux qui cherchent un lieu de réunion hors du commun. En plus, au cœur même du magnifique Vieux-Montréal.
Décidément, l’arrêt du 131 du matin est l’endroit tout désigné pour les lectrices et lecteurs, puisque régulièrement ai-je le bonheur de croiser quelqu’un absorbé dans un bouquin de telle manière qu’il m’est possible de prendre une photo sans que quiconque ne remarque mon jeu!
Chaque matin, je regarderais le soleil se lever et les voiles des bateaux se gonfler dans le vent. Seules quelques mouettes égarées viendraient troubler le silence. Puis le livre de la veille continuerait de me raconter ses histoires tandis que le soleil prendrait toute la place.
*sur une toile signée Holly Wojahn
C’est à la lectrice peinte par Alta Wilmot que j’ai offert Noir déjà de Louise Dupré. Parce qu’elle l’a tant aimé. Et parce qu’elle a aimé ce texte, tout simplement :
Vue de haut
l’âme est une ombre
consternée de fleuves
inhabitables
et de petits matins
ce qui subsiste de la lumière
mure le ciel
dans son éternité
entre deux appels
quelqu’un en nous rend la vie
mais les dieux dorment
tranquilles
et sourds à la pitié
des voix orphelines
la vie est-elle
livre qu’on ouvre
pages qu’on tourne
inlassablement
à la recherche de soi
d’émoi
de cœurs qui battent
comme le nôtre
(septembre 2009)
*toile de Liana Dragomir
Voilà bien un spécimen que j’aimerais croiser au hasard de mes promenades montréalaises, mais hélas je ne crois pas que ce soit un jour le cas! Heureusement qu’Armando est à l’affût, même en vacances en Algarve!
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Fait avec amour (❤️) par WHC
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