Une visite de Saint-Petersbourg en 1900 ferait-elle le bonheur de la lectrice de l’illustrateur Douglas Goldsmith? Pour ça, il suffit de se rendre ici!
Une visite de Saint-Petersbourg en 1900 ferait-elle le bonheur de la lectrice de l’illustrateur Douglas Goldsmith? Pour ça, il suffit de se rendre ici!
C’est ce qu’elle m’a dit, je vous l’assure. Je me demande même s’il n’est pas plus simple de discuter avec les fleurs qu’avec les êtres humains certains jours…
Serait-ce utile d’ajouter que si elles étaient accrochées à la grille, mon regard, lui, était accroché à elles?
Bateau bleu, mer bleue, ciel bleu… Ça ne peut être signé qu’Armando une telle photo!
Peut-être que la vie c’est ça. Ces petits moments de douceur qu’on collectionne et qu’on sort au moment opportun. Pour que se taisent ceux qui nous font mal. Ces instants de tendresse, ces souvenirs heureux, ces mots fragiles dans le jour qui se lève. Qui chacun, à sa manière, gomme un à un blessures et doutes. Oui, peut-être que c’est ça la vie. Des morceaux. De minuscules morceaux qu’on extirpe de nos tiroirs au besoin.
*sur une toile de Rasikh Akhmetvaliev
C’est avec la lectrice peinte par Antonio Sartini (dont toute trace de l’artiste semble disparue de la toile) que nous fermerons ce soir pour la dernière fois l’anthologie La poésie québécoise de Laurent Mailhot et Pierre Nepveu. Non, sans un dernier poème, signé Michel Leclerc.
L’en-dessous du sommeil
Chaque soir ma tête s’enfonce
comme l’âme d’une épine dans l’espace
tout ce qui cède alors
ressemble au passage archaïque de la lune
sur l’écaille unanime des cils
déjà la terre s’émiette entre mes jambes
sauf son amour
sous l’aisselle bleue des glaces
je repars dans le cerveau de la nuit
pour voir tourner la terre en mon absence.
Qui s’attaquerait à des ours avec un livre? Et qui donc remplacerait son parachute par un livre? Pas moi, les livres, je préfère les lire!
Elle laissait des livres partout. Pour qu’il y en ait dans toutes les pièces où il cherchait la lumière, le studio, le salon et parfois même la cuisine. Pour pouvoir s’asseoir là en sa compagnie et ne pas le déranger quand ses mains pétrissaient la glaise, quand ses couteaux travaillaient une ébauche, quand il était dans son monde. Elle laissait des livres partout. Des livres qu’elle reprenait là où elle les avait laissés pour le simple bonheur d’être près de lui, dans son monde à elle, tandis qu’il était dans le sien.
*sur une toile de Kevin McNamara
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Fait avec amour (❤️) par WHC
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