Et avec un tel parfum que même les photos doivent sentir bon!
La lectrice peinte par l’artiste Karen Cooper serait-elle en train de lire un roman dont l’action se déroule au Québec? À Trois-Rivières ou Lac-Mégantic, par exemple? Saurait-elle dire quels noms portent ceux et celles qui habitent ces villes? Et vous? Peut-être que ce site vous aidera à apprendre les gentilés de chez nous!
Ceux qui veillent sur le jardin de Monique sont amoureux, enfin je crois. De plus, je ne serais pas surprise qu’ils s’embrassent quand on a le dos tourné!
Serait-elle en train de peaufiner ce qu’elle a écrit à partir de la toile qui a été proposée dimanche? Peut-être, peut-être pas. Mais j’aime penser que la femme peinte par Armand Guillaumin s’est amusée à nous concocter une histoire, comme vous êtes peut-être en train de le faire, sachant qu’il ne reste que deux jours avant que je ne valide tout ce que vous aurez écrit.
Non, ce n’est pas LE Rocher-Percé, mais un rocher percé, un de ceux qu’on trouve en Algarve et devant lequel s’est attardé Armando. Moi, je regardais bien le rocher toute la journée. Pas vous?
Je ne l’ai pas entendue entrer. Je sais seulement que quand je suis entrée dans le salon, la lectrice de la peintre Estefania Córdoba avait pris ses aises et qu’elle était plongée dans Lettre à L., un recueil signé Mireille Fargier-Caruso. Pas plus ne l’ai-je entendue partir. Je sais seulement qu’elle a choisi ce texte pour vous :
pourras-tu garder
ces abîmes de feu
pour la journée qui vient
l’inattendu qui nous ressource
comme la visite d’un ami
au fond de tes poches
tous les secrets
et je n’y peux plus rien
tu n’y es pour personne
avant la rouille
le vertige muet
des lointains
quelque chose s’achève
qui laisse des fêlures
qui éclaire à jamais nos chemins
vies qui se croisent
qui se mêlent
qui s’entremêlent
qui prennent leur envol
et touchent le ciel
du bout des lèvres
finissent-elles par se décroiser?
(août 2009)
*toile de Vyacheskav Agabalaev
Tous ces pourquoi, tous ces qui, tous ces quand, toutes ces questions. Il y en avait tant. Jour après jour. Qu’on lui posait, inlassablement, alors qu’elle se murait dans le silence.
Elle avait déjà assez de ses propres questions sans devoir répondre à un questionnaire sur ce qu’elle avait fait, pourquoi elle avait agi ainsi et quand cela s’était passé. Oui, elle avait bien assez de ses interrogations à elle qui la taraudaient. Et qui s’envolaient dans le silence et l’isolement, dès les premières pages d’un livre.
*sur une toile d’Ellen de Groot
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