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En vos mots 123

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La lectrice peinte par Roger-Joseph Jourdain a tout de la rêveuse type. Pas étonnant donc que je l’aie choisie pour cet En vos mots du jour de mon anniversaire, puisque je passe la moitié du temps à vivre et le reste à rêver…

Verrez-vous en elle aussi une rêveuse ou aura-t-elle à vos yeux un autre visage? Vous avez le temps d’y penser, de l’examiner sous toutes les coutures et de la laisser vivre un peu, puisque vous avez sept jours pour écrire quelques lignes autour d’elle.

Bon dimanche à tous et rendez-vous dimanche prochain!

3 réponses

  1. Dans une semaine elle sera chez elle. Dans ce morceau de terre qui l’a vue naître. Où elle a écrit son enfance et où les rues gardent encore les parfums doux de ses premiers rêves. Ces pages qu’on écrit avec l’encre rose des rires et de l’insouciance, et qui restent à jamais inscrites dans nos cœurs.

    Elle sait qu’elle se souviendra de cette amie qui n’est plus et qui lui manque encore tellement. Certaines nuits où la pleine lune l’empêche de dormir. Elle sait qu’une larme.

    Elle sait des odeurs de pain chaud et des gâteaux qui se mélangent au café qu’elle adore prendre dans un bol. En écoutant les gens parler sa langue. Celle qui connaît les mots qui touchent son cœur.

    Elle sait qu’elle va marcher pieds nus jusqu’à la plage. Respirer la brise fraîche de la mer. Et puis attendre l’aube. Elle sait qu’elle va lui offrir un sourire. Mordiller ses lèvres avant de lire une page intime de ses souvenirs aux vagues de la mer qui viendront éclore a ses pieds.

    Elle sait qu’une fois encore elle fera l’amour avec le silence. Et elle exulte déjà, impatiente, en imaginant la magie de cet instant.

  2. Adeline aimait lire en ce coin du salon
    où tout était, douceur, sérénité.
    Les livres, la poésie étaient son univers.
    Quand s’infiltraient
    le vague à l’âme, le coeur à la pluie
    elle se baignait dans les vers
    de Charles Van Lerberghe.
    Puis, tenant le livre entrouvert,
    rêvant face à la toile de son bien aimé
    Elle murmurait à nouveau ce poème..

    « De mon mystérieux voyage
    Je ne t’ai gardé qu’une image,
    Et qu’une chanson, les voici :
    Je ne t’apporte pas de roses,
    Car je n’ai pas touché aux choses,
    Elles aiment à vivre aussi.

    Mais pour toi, de mes yeux ardents,
    J’ai regardé dans l’air et l’onde,
    Dans le feu clair et dans le vent,
    Dans toutes les splendeurs du monde,
    Afin d’apprendre à mieux te voir
    Dans toutes les ombres du soir.

    Afin d’apprendre à mieux t’entendre
    J’ai mis l’oreille à tous les sons,
    Ecouté toutes les chansons,
    Tous les murmures, et la danse
    De la clarté dans le silence.

    Afin d’apprendre comme on touche
    Ton sein qui frissonne ou ta bouche,
    Comme en un rêve, j’ai posé
    Sur l’eau qui brille, et la lumière,
    Ma main légère, et mon baiser. »

  3. C’est une belle journée d’été. Les ruelles piétonnes de Toulouse sont magnifiquement fleuries et toutes ces fleurs dégagent un parfum exquis.
    Les terrasses sont prises d’assaut par les touristes venus visiter la Ville Rose!

    Aujourd’hui, Gisèle se garde bien de sortir par cette chaleur, elle se sent si lasse mais heureuse. Elle a ouvert la fenêtre pour entendre la vie et a juste tiré le voile du rideau laissant ainsi entrer quelques rayons de soleil. La petite brise légère lui apporte un peu d’air, juste ce qu’il faut.

    Ce matin, Gisèle a choisi une robe mauve. Elle trouve que cette couleur lui va bien au teint et s’accorde aux roux de ses cheveux.

    Bien qu’elle soit entourée de livres ses pensées sont ailleurs et c’est normal puisque Gisèle porte la vie en elle et dans quelques mois, elle sera maman pour la première fois.
    Des centaines de questions traversent son esprit comme toutes les futures mamans, se dit-elle mais elle est tellement heureuse lorsqu’elle sent son petit bouger! Elle lui parle et chante et rien ne peut la perturber.

    Avant de partir pour son voyage d’affaires, Jacques a suggéré à Gisèle d’aller ensemble choisir le berceau. La chambre est prête et il y a aussi des peluches. Gisèle ne compte plus le nombre de fois où elle va dans la chambre du bébé et regarde si tout est en place…
    Jacques a aussi accroché quelques tableaux d’enfants. Des tableaux que son père lui avait offerts lorsqu’il était petit. Un doux souvenir!

    Sur son canapé, elle pense à tout cela tout en entendant le doux brouhaha dehors. Elle est bien ainsi avec le petit.

    Elle réfléchit aussi au prénom qu’ils donneront si jamais c’est un garçon! Si c’est une fille, tous les deux se sont mis d’accord pour l’appeler Julie. Ils ont toujours aimé ce prénom.

    Et les journées passent ainsi aussi douces que possible pour Gisèle en attendant le retour de Jacques.

    Avec une infinie tendresse, elle pose sa main sur son ventre déjà arrondi et presque à voix basse lui chante une berceuse.

    Un jour, Gisèle a pris sa plus belle plume pour écrire cette magnifique citation d’Hervé Biron et l’a encadrée pour la suspendre dans la chambre de l’enfant…

    « Ce ne serait pas la peine d’avoir des enfants si leurs petites têtes et leurs petites mains n’étaient pas toujours avec leurs sourires et leurs caresses au milieu de notre esprit et au milieu de notre coeur. »

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