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Il était magnifique!

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Il me dépassait largement, et quand je dis largement, je sous-estime le tournesol. Très largement serait plus juste. Et il était magnifique!

La fleur mannequin

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Je ne crois pas me tromper : elle a vraiment pris la pose. Ça ne peut pas être autre chose.

Une porte pour Caroline

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Spécialement pour Caroline, qui retrouve peu à peu ses fenêtres, les portes et les tiroirs de son existence après un été où elle s’est un peu absentée de chez elle et alors que débute la troisième année de son voyage sur la toile, cette porte photographiée un dimanche d’août, rue Laurier est, qui m’a fait penser à elle.

Elle devait m’attendre…

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Le jaune de cette fleur est drôlement plus lumineux. Et coup de chance, c’était la seule qui dépassait de la clôture. Elle devait m’attendre.

Roses pimpantes

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Le jaune est peut-être moins éclatant que celui de la fleur de Denise, mais je dirais que ces roses sont tout aussi pimpantes et qu’elles me donnent de l’allant pour ma journée… en attendant que je ne dépose quelques fleurs ici et là…

Quelle joie de vivre!

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Denise a beau avoir pris la route, elle n’a pas oublié de me laisser quelques photos pour que nous ne l’oubliions pas en son absence. Et quelle joie de vivre dégage celle-ci!

La suggestion, jour 14

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La lectrice de Liz Wright est un peu timide. Et pourtant, ça lui brûle les lèvres. Elle aimerait bien qu’un jour Armando parle dans son bleu de Brel, comme lui seul pourrait le faire. Et si nous lui demandions tous ensemble?

La marche à l’amour (extrait)

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La lectrice de Wyndham Lewis a été complètement emportée par les mots de Gaston Miron. Ceux de La marche à l’amour qu’elle avait un jour entendus lus par Pierre Lebeau à la radio et qu’elle a pu réentendre ici. Ces mots qui disent entre autres ceci :

Tu as les yeux pers des champs de rosées
tu as des yeux d’aventure et d’années-lumière
la douceur du fond des brises au mois de mai
dans les accompagnements de ma vie en friche
avec cette chaleur d’oiseau à ton corps craintif
moi qui suis charpente et beaucoup de fardoches
moi je fonce à vive allure et entêté d’avenir
la tête en bas comme un bison dans son destin
la blancheur des nénuphars s’élève jusqu’à ton cou
pour la conjuration de mes manitous maléfiques
moi qui ai des yeux où ciel et mer s’influencent
pour la réverbération de ta mort lointaine
avec cette tache errante de chevreuil que tu as
tu viendras tout ensoleillée d’existence
la bouche envahie par la fraîcheur des herbes…

À quel âge devient-on trop grand?

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Je ne sais pas les règles et je fais toujours tout à l’envers. Mais je n’ai pu résister au bonheur d’embrasser Max quand je l’ai rencontré par hasard devant l’épicerie. Spontanément. Mais j’ai bien vu que ça ne faisait pas son affaire. Était-il devenu trop grand pour les gestes d’affection, du haut de ses quinze ans qui me dépassaient d’une tête? Ou alors, il voulait bien, mais pas en public, me suis-je dit après quand j’ai repensé à son regard inquiet. Comme s’il voulait s’assurer que personne n’avait vu le geste.

À quel âge devient-on trop grand pour les embrassades? J’ai tant à apprendre.

Et pourtant, dans ma tête, il y a toujours cette image de gamin qui abandonnait ses copains pour courir vers moi et m’embrasser. Qui parfois sonnait à la porte pour un câlin et repartait, tout content de lui. Qui lisait mes bandes dessinées, assis sur le sofa du sofa, tandis que sa mère et moi faisions des tartes.

Et je me suis sentie un peu perdue. Je croyais qu’il n’y avait pas d’âge pour montrer son plaisir de se voir.

*sur une toile d’Andrej Lyssenko

Bonnes vacances, Denise!

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Peu importe l’heure du départ demain, si tu n’oublies pas ton appareil photo. Il y aura sûrement des oiseaux à photographier en Bretagne. Et des fleurs, des fenêtres, la mer…

Peu importe si tu as un bon livre avec toi et si ton amoureux t’accompagne. Tu nous raconteras sûrement. Ici ou ailleurs. Je te fais confiance. Tu ne nous oublieras pas.

Nous, nous penserons à toi. Nous savons qu’il y a en toi un peu de la lectrice de l’illustratrice Emma Bray.