Un ami devrait supporter les faiblesses de son ami. [William Shakespeare]
*toile de Bascove
Un ami, rien qu’un ami, c’est aussi précieux qu’une vie. [Georges Bernanos]
*toile de Francis Coates Jones
Toujours présente, jamais pesante, telle devrait être la devise de toute amitié. (Tahar Ben Jelloun)
*toile de Denise Klitsie
Il est des amitiés si profondes qu’en se voyant pour la première fois, on semble se reconnaître. (Alfred de Musset)
*toile de Julius LeBlanc Stewart
Ce premier jour de l’automne sera placé sous le thème de l’amitié. Parce que l’amitié franchit les saisons et n’a pas peur de la distance ni du temps qui passe. Parce que l’amitié est au cœur du pays de Lali où elle s’est tissée entre nous, fil ténu devenu aussi solide qu’un nœud de marin. Et parce que j’y crois encore. Tout simplement.
Les lectrices du jour déposeront ici quelques citations. À vous de voir si vous avez envie de les commenter. Je les laisse à votre inspiration. Comme je laisse aussi les lectrices d’Henri Lebasque entamer ce dimanche qui vous est dédié.
Plus ne sera jamais pareil. Plus n’est jamais pareil quand on lit Nelligan. Plus ne sera jamais pareil pour la lectrice d’Alexander Kosnichev. Les mots du poète l’ont emmenée très loin.
JARDIN SENTIMENTAL
Là, nous nous attardions aux nocturnes tombées,
Cependant qu’alentours un vol de scarabées
Nous éblouissait d’or sous les lueurs plombées.
De grands chevaux de pourpre erraient, sanguinolents,
Par les célestes turfs, et je tenais, tremblants,
Tes doigts entre mes mains, comme un nid d’oiseaux blancs.
Or, tous deux, souriant à l’étoile du soir,
Nous sentions se lever des lumières d’espoir
En notre âme fermée ainsi qu’un donjon noir.
Le vieux perron croulant parmi l’effroi des lierres,
Nous parlait des autans qui chantaient dans les pierres
De la vieille demeure aux grilles familières.
Puis l’Angélus, devers les chapelles prochaines,
Tintait d’une voix grêle, et, sans rompre les chaînes,
Nous allions dans la Nuit qui priait sous les chênes.
Foulant les touffes d’herbes où le cri-cri se perd,
Invisibles, au loin, dans un grand vaisseau vert,
Nous rêvions de monter aux astres de Vesper.
Elle me parle parfois de ses samedis soirs, des livres qu’elle dévore et qui lui tiennent lieu d’amis. Elle me parle d’eux avec des mots tellement doux et les yeux attendris. Ses lectures n’ont rien de celles de ses collègues, si bien que quand l’une ou l’autre se met à discourir en long et en large sur le roman à la mode, qu’elle sait qu’elle ne lira pas, elle fait semblant d’écouter. Elle pense à ceux qui l’attendent, livres dénichés dans les librairies d’occasion, livres d’une autre époque, livres de toujours laissés pour compte parce que tout passe, livres auxquels elle s’abreuve comme à l’eau d’un puits intarissable.
Elle me parle parfois d’auteurs aux noms exotiques. Elle glisse dans sa conversation des titres aussi beaux que des poèmes. Et je l’écoute. Et je l’écouterais des heures et des heures. Elle aime tant les livres et ceux qui les écrivent.
Elle me parle d’un recueil de nouvelles paru il y a peu chez un petit éditeur. Elle est triste. Elle sait que le trésor passera inaperçu et qu’il n’y a qu’à moi qu’elle peut en parler. Celles qui l’entourent ne lisent que ce qui est conseillé dans la presse.
Elle me parle de ce poète qui a inspiré un peintre suisse qui vit à Montréal et dont elle apprivoise l’écriture hermétique. Elle me parle des mots qui s’entrechoquent, des idées qui se confrontent et les poèmes deviennent magma quand elle s’abandonne à dire ce qu’elle ressent.
Elle me parle de ses samedis soirs. Et elle me regarde intensément. Elle sait que les miens ont la couleur des siens.
*sur une toile du peintre néerlandais Harald Veenstra
Quoi? Vous ne connaissez pas encore la belle toile que notre Armando tisse chaque dimanche? C’est pourtant un plaisir dominical incontournable de faire le tour de ses trouvailles. Il met autant de minutie à parcourir la toile qu’à photographier celles qui en tissent, comme vous pouvez le constater ici. En plus, il sait que j’ai un faible pour les araignées. Elles s’occupent des mouches, des fourmis et de toutes ces bibittes qui osent s’introduire chez moi.
Je me demande bien ce qu’on peut trouver à la télé quand la toile foisonne de renseignements à un point tel qu’il m’est parfois difficile de la quitter. C’est ainsi que j’ai trouvé le site This Into That de Jim Rosenau. Faites le tour de sa galerie, vous n’en reviendrez pas! Vous serez éblouis par l’imagination de cet artiste qui récupère des livres et les transforme en étagères ou en tablettes, avec beaucoup d’humour… Je ne dis que ça! La visite vaut vraiment le détour!
© Lali 2025 – Tous droits réservés.
Fait avec amour (❤️) par WHC
Commentaires récents