Et si on ajoutait un peu de rouge à cette journée? En ce qui me concerne, il n’y aura jamais assez de ma couleur préférée.
Et si on ajoutait un peu de rouge à cette journée? En ce qui me concerne, il n’y aura jamais assez de ma couleur préférée.
Elles étaient là, dans la lumière du matin. Attendant ma visite? Je n’ai pas demandé, elles auraient peut-être dit non et j’aurais été déçue…
Oui, je l’avoue, la photo n’a pas été prise hier. Mais elle met de la lumière dans ma journée et comme j’ai décidé d’étirer le plus longtemps possible l’été, elle ne pouvait que faire son entrée au pays de Lali.
Peut-être qu’avec un peu de chance je pourrai encore trouver dans le 18, comme jeudi matin, quelques lecteurs si absorbés qu’ils n’ont pas remarqué mon manège. Sinon, tant pis, je me rabattrai sur les fleurs et les feuilles qui commencent à rougir.
Le personnage peint par Jan Van Dalen serait-il en train de réfléchir à la phrase de mercredi dernier laissée à vos soins pour ce que mots inspirent? C’est ce que nous saurons demain à la même heure alors que je validerai vos impressions, commentaires et textes de création. Autrement dit, vous avez encore 24 heures devant vous…
Denise a retrouvé ses roses. C’est Flairjoy qui va être contente, elle va pouvoir alimenter son dossier. Et puis, nous sommes tous contents, pas juste Flairjoy. Notre Suissesse nous promet quelques photos pour le pays de Lali.
Parfois je repense à certains clients. Tout simplement parce que j’ai récemment fait un tour chez mon libraire et que sont installées sur les tables des sagas en cours ou terminées. Tout de suite, j’ai pensé à certaines personnes qui adoraient les sagas, qui attendaient la suite avec impatience et auxquelles je téléphonais quand celle-ci paraissait. Et je crois bien que j’ai souri. Parce que je n’ai jamais vraiment tout à fait compris cet engouement pour des séries qui ne finissent jamais (ou presque). Parce que je me lasse des mêmes personnages à la longue. Oui, j’ai souri. Je ne suis plus là pour suivre tout ça, mais les séries et sagas en tout genre pullulent plus que jamais, et je n’ai pas à retenir les titres, et je crois que c’est cette idée qui m,a fait sourire.
*toile de Kay Stanford
La lectrice de Maria Spartali Stillman avait lu tant de livres déjà. Tant et tellement. Mais il y avait chez elle ce perpétuel étonnement, cette propension à l’abandon et au ravissement. Si bien qu’elle aussi a été conquise par Nelligan et qu’elle a choisi quelques vers pour nous.
MAINTS SOIRS
Maints soirs nous errons dans le val
Que vont drapant les heures grises.
Des pleurs perlent ses yeux d’alises
Quand elle ouït les Cydalises
De ce dieu que fut de Nerval.
Ah ! voudrait-elle en long vol d’or
Les rejoindre dans des domaines
Plus vastes que les cours romaines
Où par d’éternelles semaines
La coupe de Volupté dort;
Ou bien donc ouvrir son printemps
Aux fureurs des fatals cyclones
Qui croulent comme des colonnes
Parmi les chastes Babylones
Du cœur des Belles de vingt ans?
Oui chère, que ton cœur est beau!
Laisses-y choir des blancs jours lestes,
Fuis la ville, ignore ses pestes.
Tu ne seras près des Célestes
Que le plus loin de son tombeau.
Livre sous le bras, le lecteur regarde le ciel. Ou plutôt il regarde les avions voler et rêve de s’envoler lui aussi. La scène a été croquée par Armando à l’aéroport de Faro. Pour découvrir les autres personnages, il faut aller ici. Je sens que tous, à leur manière, pensent très fort à Géraldine, tout comme Armando et moi.
C’est le lecteur peint par Georges de La Tour qui va être content. Voilà des jours qu’il fait le tour de tous ses livres pour trouver ce que je viens de trouver : le Petit glossaire du bibliophile. Désormais, il aura toujours le mot juste (et moi aussi d’ailleurs) pour parler de notre passion commune.
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Fait avec amour (❤️) par WHC
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