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Ce que d’autres n’ont pas

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Elle sortira peut-être des photos des cartons. Elle relira une letre ou deux d’il y a trente ans ou plus. Puis, la lectrice de Malcolm Ludvigsen retrouvera le livre que sa mère lui a offert pour ses quinze ans. Et elle en tournera les pages avec lenteur et application, pour entrer dans ce souvenir heureux. Et je penserai à celui abandonné par sa mère. Et je penserai à celui qui l’a perdue avant l’âge de dix ans. Et je penserai à moi qui parle à la mienne quotidiennement.

Et je me dirai que cette lectrice – même si sa mère n’est plus – et moi avons beaucoup de chance. Nous avons des photos, des lettres, des livres, des souvenirs reliés à celles qui nous ont donné la vie, ce que d’autres non pas. Et n’auront jamais.

Les mamans vont au paradis

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(photos de Denise)

Reine m’a écrit qu’elle croyait au paradis et que sa maman y était depuis hier, avec les siens : son mari, son fils, sa fille. Et je crois comme elle, qu’elle y est sûrement.

Les mères ne vont pas ailleurs, Reine. Ni ceux qu’on aime et qui nous aiment.

Aucun mot n’efface le chagrin, aucun mot ne remplace la perte. Sache juste que tes amis du pays de Lali te serrent tous dans leurs bras. Et qu’ils te disent que oui, ta maman est au paradis.

En vos mots 44 bis

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Quelqu’un m’a soufflé à l’oreille qu’il ne trouvait pas la lectrice du En vos mots de ce dimanche très romantique, que le cliquetis du clavier n’a rien à voir avec le son des pages qu’on tourne… Je lui offre donc une pléiade de lectrices romantiques, signées Pino Daeni. Si ce n’est pas du grand romantisme, ça… Donc, pour ceux et celles qui se sentent l’âme à la romance à quelques jours de la Saint-Valentin, voici une autre invitation à écrire.

Elles et les livres pour enfants

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La lectrice d’Anne Bozellec est un clin d’œil pour Lakevio qui a la nostalgie des livres qui ont bercé son enfance et pour BelleSahi qui raconte avec passion les albums pour enfants qu’elle dévore. Et pour vous donner envie de faire un tour chez elles…

Celui qui voudrait voir la mer

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Il a cessé de lire. Le lecteur de Deborah DeWit Marchant est ailleurs. Il regarde les murs des bâtisses et il voudrait être là-bas, là-bas très loin. Et il me semble l’entendre chanter les mots de Michel Rivard :

Je vis dans une bulle
Au milieu d’une ville
Parfois mon cœur est gris
Et derrière la fenêtre
Je sens tomber l’ennui
Sur les visages blêmes
Et sous les pas pesants
Que traînent les passants
Alors du fond de moi
Se lève un vent du large
Aussi fort que l’orage
Aussi doux qu’un amour
Et l’océan m’appelle
D’une voix de velours
Et dessine en mon corps
Le mouvant
Le mouvant de la vague

Je voudrais voir la mer
Je voudrais voir la mer

Je voudrais voir la mer
Se gonfler de soleil
Devenir un bijou
Aussi gros que la terre
Je voudrais voir la mer
Se gonfler de soleil
Devenir un bijou
Aussi gros que la terre

Je voudrais voir la mer
Je voudrais voir la mer

Souvenirs impérissables

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Elles sont si proches l’une de l’autre, si collées, que les lectrices d’Oszkar Nagy ne peuvent qu’être sœurs. Du moins, me plais-je à l’imaginer alors que me reviennent en tête des souvenirs de dimanches de l’enfance où en lisant moi-même les histoires, je tentais de faire aimer les livres à Monique. Je crois que j’ai un peu réussi puisqu’elle a dévoré par la suite tous les livres du Clan des sept. Et qu’elle s’adonne encore à la lecture de romans policiers entre deux séances de magasinage, qui est son plus grand dada…

Et quand je pense à ces moments anciens, je pense surtout au livre Héros de livres merveilleux. Combien de fois ai-je lu et relu les aventures de Gulliver, qui la fascinaient, en ajoutant des épisodes qui n’étaient pas là, juste pour le plaisir d’étirer ces moments de complicité.

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Je ne sais pas ce qu’est devenu le livre. Je croyais pourtant l’avoir conservé, mais j’ai dû un jour, probablement, le donner à ma filleule pour qu’elle puisse elle aussi lire à sa sœur les aventures d’Ali Baba, de Don Quichotte et de Gulliver. Et créer ainsi des souvenirs impérissables.

En vos mots 44

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Il était temps qu’une lectrice qui a les yeux rivés sur son écran entre au pays de Lali. Pour que vous puissiez la raconter en vos mots, pour que vous puissiez entrer dans le tableau si vous vous reconnaissez, pour tout ce qu’elle évoque, tout simplement.

Le défi de trouver une telle toile m’a été lancé par Reine il y a quelque temps déjà. C’est donc avec bonheur que pour ce nouvel En vos mots, je vous offre ce tableau d’Ohran Alpaslan. Pour une semaine. Puisque je ne validerai pas vos commentaires avant, afin que chacun se sente libre d’écrire sans savoir ce qui a déjà été écrit. Et ainsi, dimanche prochain, vous pourrez lire tous les écrits d’un seul coup, comme c’est le cas pour le livre ouvert de Gilbert Boillot dont les commentaires sont maintenant visibles et qui ont chacun leur ton, leur regard. Merci à ceux qui se sont amusés à faire l’exercice.

Sur ce, bon dimanche et que l’inspiration soit avec vous!

Alors?

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Elle n’a pourtant pas fait la grasse matinée. D’accord, elle a dormi un peu plus que d’habitude. Mais elle ne pensait pas dès six heures et demie du matin, un dimanche, le trouver à écrire.

Et pourtant. Il était une fois de plus penché sur une feuille. Et elle avait du mal à suivre sa main, encore un peu endormie qu’elle était, tant il écrivait vite.

Elle est allée à la cuisine. Le café était prêt. Il ne lui restait qu’à préparer les tasses. Il ne lui restait qu’à la poser sur les table. Il ne lui restait qu’à se coller dans le dos de l’écrivain de Carol Tambor pour lire par-dessus son épaule. Et quand tout cela sera fait, sûrement qu’il dira : Alors?

Comme un message d’espoir

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Ailleurs où l’hiver a été clément, en Auvergne pour tout vous dire, les crocus sont déjà là… Je ne verrai sûrement pas ça avant deux mois, mais ce sera un bonheur de trouver les photos de Géraldine sur mon écran au réveil.

Je les dédie à Denis et à Flairjoy, tout simplement parce qu’ils partagent avec moi l’hiver québécois. Mais ils sont pour nous tous. Comme un message d’espoir.

Les pieds dans le vide

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Ce qu’elle est heureuse, la lectrice de Jay Li. Je dirais même, très heureuse. Elle a ENFIN trouvé la position confortable. Oui, je vous assure, c’est une position très confortable. Je le sais, parce que je connais cette façon de s’asseoir pour l’avoir utilisée toute mon adolescence. Un peu à contre-courant de la chaise. D’ailleurs, on se demanderait même pourquoi il n’y a pas un dossier à droite sur certaines chaises. Pour les rebelles comme moi. Parce qu’on est si bien les jambes remontées et les pieds dans le vide, comme sur une balançoire.

Oh, qu’elle est heureuse, la petite lectrice. Pouvu que personne ne passe dans le coin et ne lui dise : « Tu veux t’asseoir comme du monde? »