Alors que je viens à l’instant de valider les commentaires déposés sur le précédent En vos mots avec un retard de deux semaines, je me dois de remercier Armando et Anémone, qui ont envoyé leurs textes à nouveau, car ils n’ont pu être récupérés, la plus récente sauvegarde ayant eu lieu quelques heures avant leur envoi, et de vous inviter à lire leurs textes.
Je vous propose aussi de participer à En vos mots régulièrement ou ponctuellement, car c’est là l’occasion de faire vivre des toiles, des illustrations et des sculptures portant sur les livres et la lecture. Pour le simple plaisir de le faire
Aucun commentaire ne sera validé avant dimanche prochain. Vous avez donc amplement le temps d’examiner l’illustration de Jonathan Bartlett sous tous les angles avant d’écrire quelques lignes,
D’ici là, bonne promenade au pays de Lali et bonne semaine à chacun et chacune d’entre vous!
Cette carte postale envoyée de Slovaquie n’est pas seulement venue agrandir ma collection de cartes portant sur les livres, les lecteurs et lectrices, les bibliothèques et les librairies. Elle a aussi été l’occasion de poursuivre ma réflexion autour du contenu de ce blogue.
Résultat : j’ai constaté que j’ai très rarement publié des comptes rendus de mes lectures au cours des dix-huit dernières mois. Faute de temps et d’envie, probablement.
Je n’ai pourtant pas cessé de lire et de prendre des notes. Il serait donc plus que temps que je recommence à vous faire part de mes impressions.
Les cartes postales demeureront présentes au pays de Lali, il va sans dire. Mais je crois qu’il sera davantage question de livres. Comme ce fut le cas pendant si longtemps.
Mon absence forcée aura donc été bénéfique. Enfin, à vous d’en juger!
Ne pas avoir accès au pays de Lali pendant plus de dix jours m’a donné l’occasion de réfléchir à ce que je voulais faire de ce blogue qui aura seize ans dans deux mois si je pouvais y avoir accès à nouveau. À comment je l’animerais, à ce que je changerais, au temps que je lui consacrerais.
Maintenant que c’est chose faite, et que j’en suis si heureuse, comme je suis une lève-tôt, pourquoi ne pas, alors qu’il fait encore noir, écrire un billet qui parlerait de moi et qui serait l’occasion de partager une anecdote pour ne pas l’oublier?
C’est ainsi qu’est née l’idée de cette nouvelle rubrique qui sera bien évidemment ponctuelle.
Pour l’heure, je vais continuer à repenser le pays de Lali et vous inviter à vous promener ici et là, car je sais que vous êtes nombreux à venir d’apprendre son existence en raison du récent incident qui a bouleversé ma vie.
Pour ma part, je vais m’offrir un bol de café et rêver que je prends la place de cette lectrice imaginée par Ashikin Hussin.
J’aime les machines à écrire. Beaucoup. Énormément. Et celle que je préfère est celle qui se trouve au pays de Lali.
Celle-ci, envoyée de Finlande, a tout de même tout pour me plaire, d’autant plus qu’elle marque le retour des publications après plus de dix jours d’absence.
Jamais je n’aurais pu imaginer qu’une chose pareille était
possible. C’est pourtant ce qui est arrivé le samedi 28 août alors que j’étais
en train de téléverser une image afin d’écrire un billet. Après deux ou trois tentatives
se soldant chaque fois par un échec et par l’affichage d’obscurs messages, le
pays de Lali n’a plus été accessible. Pas quelques minutes, pas une heure, mais
onze jours.
Je n’ai pas été la seule dans mon cas. On parle de milliers de sites Web touchés par ce que WHC a appelé un incident majeur. Me dire que je n’étais pas seule à faire face à cette perte, que j’ai cru permanente pendant un moment, n’était pas suffisant pour me réconforter. Du moins pour que je puisse dormir sans y penser.
J’ai pourtant décidé d’avoir confiance, de ne pas me précipiter,
même si ce que j’ai lu au cours des premières heures avait de quoi m’inquiéter.
J’ai tout de même fait le choix de ne pas utiliser l’option de secours de mon
hébergeur et d’attendre.
J’ai bien évidemment fait le tour de la toile pour tenter de
voir ce que je pouvais grapiller ici et là. J’ai trouvé sur un disque dur
externe certains de mes articles.
Je pourrais donc repartir à neuf si tout était perdu à
jamais.
Mais j’ai une bonne étoile et un hébergeur qui a tout fait pour que je retrouve mon pays. Le technicien qui s’est occupé de la touche finale a augmenté le nombre d’inodes et mis à jour la version compatible de PHP afin que disparaissent les messages 503 et 401.
Me voilà donc de retour. Les billets programmés ont même été
publiés pendant mon « absence ». Ne manquent en fait que deux
commentaires qui étaient visibles dans l’interface le matin de la catastrophe. Mais
je serai en mesure de les retrouver dans mes courriels. Tout n’est donc pas
perdu.
Merci pour vos pensées positives, pour vos messages ailleurs
qu’ici, pour vos coups de fil. Il m’a fait chaud au cœur de savoir que je vous
manquais.
Je vais reprendre mes publications quotidiennes, mais il n’est
pas dit que ce ne sera pas l’occasion d’apporter quelques changements ici et
là.
Des mots, des mots, des mots, des mots pour recouvrir la grande solitude comme on jette au plus noir de l’aven une pierre après l’autre, arrachée au chemin, au jardin, à la maison. (Joan Larzac)
La monotonie n’existe pas. Elle n’est qu’un symptôme de la fatigue. Le divers, n’importe qui peut le rencontrer à chacun de ses pas, pour peu qu’il en ait la force et l’acuité. (Alain Damasio)
Les cartes postales ont le pouvoir de nous transporter ailleurs et même, parfois, de nous faire voyager dans le temps.
Celle-ci, envoyée par mon amie Sabine, en est un parfait exemple. La tour Eiffel est toujours en place, mais il ne reste presque plus rien de la cinquième exposition universelle de Paris, qui s’est tenue en 1900.
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