Lali

12 septembre 2021

En vos mots 751

Filed under: Couleurs et textures,En vos mots — Lali @ 8:00

Alors que je viens à l’instant de valider les commentaires déposés sur le précédent En vos mots avec un retard de deux semaines, je me dois de remercier Armando et Anémone, qui ont envoyé leurs textes à nouveau, car ils n’ont pu être récupérés, la plus récente sauvegarde ayant eu lieu quelques heures avant leur envoi, et de vous inviter à lire leurs textes.

Je vous propose aussi de participer à En vos mots régulièrement ou ponctuellement, car c’est là l’occasion de faire vivre des toiles, des illustrations et des sculptures portant sur les livres et la lecture. Pour le simple plaisir de le faire

Aucun commentaire ne sera validé avant dimanche prochain. Vous avez donc amplement le temps d’examiner l’illustration de Jonathan Bartlett sous tous les angles avant d’écrire quelques lignes,

D’ici là, bonne promenade au pays de Lali et bonne semaine à chacun et chacune d’entre vous!

2 commentaires »

  1. À en juger par la passivité de ma sœur Noémie face à l’agressivité de mon père, je m’autorise à avoir des doutes s’il est si vrai que « les chiens ne font pas de chats ». À chaque repas du dimanche le paternel y allait se ses ergotages dont Noémie faisait les frais et qui se terminaient souvent par des « Que va-t-on faire de toi?… » ou bien des « Ah si je m’écoutais… » qu’il mâchonnait bêtement.

    Faut dire que ce nous n’était que lui, puisque moi, j’aimais Noémie comme elle était et que les « Ah, si je m’écoutais… » avaient l’odeur rance d’une menace stupide. Et moi, les menaces…

    Quant à Noémie, aussitôt l’orage passé, elle retournait à ses bouquins dits littéraires, puisque, mis à part les livres scolaires d’histoire et de littérature, elle ne s’intéressait qu’au juste nécessaire.

    Noémie a quitté la maison, avec une poignée de livres, le lendemain de ses 18 ans, en me laissant comme seuls mots : « Je pars faire ce j’aime, lire, rien que lire… mais où que je serai, sache que je t’aime. »

    Puis le temps a passé. J’ai grandi. Papa est décédé sans avoir esquissé le moindre regret. Dans une vieille malle en cuir du Brésil, j’ai glissé ce qui restait de Noémie. Quelques vêtements, des photos, un stylo à plume Parker, des livres et encore de livres, dans l’espoir qu’un jour… puisqu’il faudra bien que la vie se poursuive.

    Pour mes trente ans, je m’étais accordé le défi d’écrire une histoire pour ma fille Lucie afin de lui donner le gout de lire.

    Au fil des jours, j’écrivais quelques mots dans la journée et nous les lisions ensemble, le soir. Lucie se montrait enthousiaste et intriguée par cette princesse qui aimait tant lire et qui s’était exilée pour être heureuse, à un point tel que j’ai eu la faiblesse de croire qu’un jour, à son tour, elle pourrait lire à cette histoire ses enfants.

    C’est ainsi que j’ai décidé d’envoyer le manuscrit à une maison d’édition, dans l’espoir qu’elle retienne l’attention d’un de ses infatigables chercheurs d’histoires qui font, si souvent, les bons jours du monde littéraire.

    Quelques mois plus tard, le téléphone a retenti et, comme à son habitude, Lucie s’est précipitée en criant : « C’est qui?…. » C’est alors qu’une voix douce lui a répondu : « C’est toi Lucie? Ici, la princesse qui aime lire… »

    Comment by Armando Ribeiro — 16 septembre 2021 @ 23:24

  2. Parcourir bien des mondes
    En quelques enjambées
    Là où subtiles se fondent
    Fiction et réalité.

    Se hâter dans sa vie,
    Vouloir tout dévorer.
    La liste de ses envies,
    Des bouquins par milliers.

    Parfois lever la tête,
    Et regarder plus haut,
    Car il chante à tue-tête
    Sorti du livre, l’oiseau.

    Comment by anémone — 17 septembre 2021 @ 14:21

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