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Jolies scènes

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Tous les craquements de la nuit qui font dormir d’un seul œil, parce qu’on se réveille à chaque bruit, à chaque coup sur le toit, parce que la maison travaille, préparaient – en dehors du froid qu’il faudra bien affronter tout à l’heure – de bien jolies scènes dans mes vitres. Je resterais bien ici à regarder leur évolution…

Paysages paisibles

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Même si j’ai hâte, très hâte, très très hâte au printemps, je sais que ce n’est pas encore demain qu’il fera sa grande entrée montréalaise, puisqu’encore cet après-midi, quelques flocons vont encore se déverser sur la ville… Alors, aussi bien me faire à l’idée et souhaiter que les paysages d’après la neige seront aussi paisibles que ceux que m’a offerts Géraldine il y a quelques semaines.

La lune et les gouttes d’eau

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J’ai beau la chercher dans tous les recoins du ciel, aucune trace de la lune ce soir.

Pourtant, hier soir, derrière les gouttes d’eau de la fenêtre, elle était bien là, jouant avec les lumières des immeubles et de la rue. Un feu d’artifices aux airs de nébuleuse que je me réjouis d’avoir photographié alors qu’elle se cache ce soir. À moins qu’elle ne se soit vêtue de noir?

Il ne faut pas éventer la chose…

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Je sais, je sais, on dit beaucoup de mal des célibataires. Elles ne savent pas cuisiner, elles ne mangent que des plats surgelés, leur frigo est toujours vide, etc. Je sais, je sais. Mais ceux qui affirment ces « vérités » ne savent pas que Lali sait faire la cuisine… Filet de truite aux herbes de Provence, confiture de poivrons rouges et patate douce au beurre. Et une assiette encore plus bleue que le ciel! Mais chut, il ne faut pas éventer la chose, je n’ai fait qu’une seule portion…

Sois heureux, Armando

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Même fleur, même jour, même heure. Celle du haut, version Armando. Celle du bas, version Lali. Heureux souvenir que celui où il m’apprenait les angles et la lumière. D’ailleurs, chaque jour il m’apprend quelque chose, même s’il dira le contraire. Et tout ce qu’il m’enseigne éclaire mes jours et les pages de Lali.

Et puisque c’est son anniversaire aujourd’hui, je ne lui souhaite qu’une chose : d’être heureux, heureux jusqu’à l’overdose. Oui, heureux, vraiment. Pleinement. Pas qu’aujourd’hui, mais jour après jour.

Branches banales

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J’ai croisé quelques branches dans la neige. Et j’ai pensé au bois mort, aux sentiments morts. À ceux qui font qu’il en est ainsi et qui viennent parfois ici et là tasser les branches.

Peut-être sont-ils déçus. Car elles sont toujours là, les branches. Même dans la neige. Impossibles à ensevelir. Plus fortes qu’ils ne le pensaient. Plus solides. Pas du tout mortes. Elles ont même de nouvelles racines depuis novembre.

D’autres que ceux qui les ont trouvées bonnes à jeter les regardent d’un autre œil. S’y intéressent. S’en occupent. Et ça doit sûrement déranger les fouilleurs de détritus. Un peu. Peut-être plus que ça, même.

Pourtant, elles sont banales, vraiment banales. Et elles ne cadraient pas du tout avec le décor. Alors, quel est donc l’intérêt pour ceux qui les ont jetées de vérifier si elles sont toujours vivantes?

Au fait, pour qui comprendra quelque chose à ma « parabole », je ne fais pas le tour des poubelles, moi!!

Dentelle de givre

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Cadeau. Il suffisait de tourner la tête vers la fenêtre pour se dire que tout de même l’hiver donne un peu de magie aux jours froids. Il suffisait de tourner la tête pour voir cette dentelle de givre collée à la vitre et le soleil qui dansait avec elle.

Des hortensias pour Jacqueline

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Aujourd’hui, en Val-de-Marne, ont lieu les funérailles de mon amie Jacqueline, disparue le jour de Noël. Voilà plusieurs jours que je veux parler d’elle, sans trouver les mots. Il est toujours difficile de parler au passé de ceux qu’on a aimés.

Or, elle sera toujours vivante dans ma mémoire. Vivante comme ce jour de juillet où j’ai pensé à elle en photographiant des hortensias, me rappelant ceux de sa maison de Plouharnel. Vivante comme ce jour d’il y a plus de 20 ans où elle m’a offert un livre magnifique qui ne me quittera jamais. Vivante comme ce jour de la fête des mères un mois de mai où j’étais là et où j’ai réquisitionné sa cuisine pour lui faire un repas de fête. Vivante comme ces soirs où, avec Henry, c’était festin autour d’énormes plats de crustacés. Oui, elle sera toujours vivante. Parce que Jacqueline a été, sera toujours, ma mère française. Même si depuis quelques années, nous n’avions plus ce lien étroit que nous avons eu.

Tout le reste de ma vie, les hortensias seront toujours là pour me rappeler son courage pendant la guerre, sa générosité envers les autres, son accueil et une centaine de petits détails qui me reviennent parfois et qu’on appelle des souvenirs marquants.

Que ceux qui restent, Olivier et les siens, surtout, sachent qu’en ce jour je pense à elle, je pense à eux. Très fort.

Les légendes de la tour de l’Horloge

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Alors que le lecteur lisait, que les oiseaux se trempaient les plumes et les pattes dans l’eau du lac, je me promenais avec Fabien dans le Vieux-Montréal. Le ciel bleu du matin n’était qu’un pâle souvenir. Mais la tour de l’Horloge qui veillait autrefois sur les marins entrant au port était toujours là. Fidèle. Fière. Cette tour évocatrice de légendes plus fascinantes les unes que les autres. Un voyageur qui l’approche un jour aurait l’assurance de revenir à Montréal un jour, dit-on… On dit aussi que ceux qui s’embrassent sous son regard bienveillant s’aimeront toujours… J’ai envie de croire à tout ça alors que la tour veille sur le retour de Fabien en été et sur des amoureux croisés un jour d’octobre. Je n’y peux rien, j’adore les belles histoires!

Pour rappeler l’été à nos mémoires

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La photo n’a rien d’exceptionnel, mais elle a été prise un jour de juillet, un juillet lumineux qui semble si loin alors que nous voilà enlisés dans un hiver qui va durer longtemps, longtemps…

Une photo pour rappeler l’été à nos mémoires.