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Du talent pour rêver

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J’ai toujours eu beaucoup de talent pour rêver. Probablement beaucoup plus que pour vivre. Plus de talent aussi pour imaginer que pour le concret. Sauf au travail. Et probablement que c’est là que j’utilise tout ce que je possède et que sitôt que je ferme la porte j’entre dans mon univers. Où je rêve. Où je me repose des obligations. Où je suis libre.

Et j’imagine un jardin où poser mon regard. Un bord de fenêtre où m’asseoir. Un bol de café ou une tasse de thé. Un livre. Et le temps qui doucement se poserait sur mes épaules. Comme dans une toile de Timothy Easton.

Et elle ira goûter l’air de l’automne

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Et la semaine commencera tout doucement par un bol de café. Il n’y aura pas ce bouquet aux couleurs riches et chaudes, mais il y aura cette lectrice qui regarde par la fenêtre et qui se dit que le bonheur est là, dans quelques phrases d’un livre, dans les fleurs qu’elle croisera, dans l’amitié dans laquelle elle baigne dans ce pays qui est le sien. Et elle lira encore un peu. Elle se servira un autre café. Elle laissera quelques billets pour ceux qui passeront la voir. Et elle ira goûter l’air de l’automne.

*sur une toile de Gregory Wilhelmi

Je fais le tour de mon bonheur

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Il y avait au courrier du jour des cartes postales de Bretagne envoyées par Chantal, deux semaines après celle de Denise. Et par courriel, des photos que toutes deux ont prises pour le pays de Lali, et une de Lilas. Si bien que le vent frisquet du retour à la maison a paru beaucoup plus chaud grâce à elles. Même si j’ai dû ce soir pour la première fois de l’année allumer le chauffage. Qu’à cela ne tienne, comme dit Chantal, il y aura des couleurs, chaque jour davantage, pour me gaver les yeux.

Et puis, les tomates étaient bonnes. Et le fudge au capuccino. Et la vie, aussi. Surtout.

Et à l’heure où tout est tranquille, je fais le tour de mon bonheur, comme la lectrice de Dianne Panarelli Miller. Un livre m’attend au salon. Et un bol de café. Et des rêves. Nombreux. Très nombreux.

Mais c’est comme ça

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Une panne d’électricité de presque quatre heures, voilà qui a de quoi rendre démuni qui n’éteint jamais son ordinateur. Non pas que je suis constamment devant l’écran, mais j’aime bien savoir que tout est prêt si je veux travailler, faire des recherches ou envoyer un courriel. C’est donc, vous le comprendrez, le premier appareil que je mets en marche quand l’électricité revient, avec la peur au ventre, chaque fois, comme si mon « bébé » avait pu être abîmé par une interruption de courant. Je sais, c’est idiot. Mais c’est comme ça. Et quand je vois que tout est normal, qu’il n’a pas du tout souffert de la panne, alors que moi si, j’ai juste envie de l’embrasser! Oui, je sais c’est idiot. Mais c’est comme ça.

Déjà 5000!

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5000 billets, ça vaut bien un bouquet, non?

Je suis donc allée chez le fleuriste avec l’intention de m’en offrir un. Ce que je n’ai pas fait, finalement. J’ai préféré en photographier quelques-uns et vous les offrir… Parce qu’il n’y aurait pas 5000 billets au pays de Lali si vous n’étiez pas là pour les lire jour après jour. Ces bouquets sont donc pour vous. Pour vous dire merci. Merci infiniment.

Maintenant, à vous de choisir votre bouquet! Il y en aura d’autres dans 5000 billets! Promis.

J’ai fermé la fenêtre

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J’ai fermé la fenêtre. Il n’y a pas d’autre façon de ne pas entendre la commère d’en bas qui a installé ses quartiers devant sa porte plutôt que dans sa cuisine, et qui reçoit tous les samedis soirs les uns et les autres. Et qui aux uns dit du mal des autres et aux autres du mal des uns. Puisque c’est, semble-t-il, son sport favori. De quoi souhaiter que l’hiver arrive au plus vite pour qu’elle reste au chaud et puisse médire de là, sans que tout le voisinage en profite. Tout le voisinage? C’est ce qu’elle raconte.

Or, j’ai entendu de nombreuses fenêtres se fermer. Rageusement.

*sur une toile de Shann Spishak

Un magnifique billet

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Elle sait parler des mots avec passion, ceux d’une lettre, ceux des pages d’un livre, ceux qui nous bousculent, ceux qui nous caressent, ceux qui nous sont essentiels. C’est pourquoi je vous invite à aller lire le magnifique billet de Maripositas ici. Pour les mots, ses mots.

*sur une toile de Des Armour

Je compte sur vous

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Bien sûr que le café est pour vous. Et le journal aussi. L’artiste Tom Brown a tout préparé à votre intention. Mais si vous vouliez un samedi de bonnes nouvelles, ce n’est pas aujourd’hui, mais samedi prochain qu’il aura lieu, puisque ce sera le premier samedi du mois. La journée où l’humour débridé et la folie prennent toute la place au pays de Lali. Où nouvelles loufoques inventées défileront heure après heure afin que vous vous amusiez à les commenter et à ajouter une couche. Je compte sur vous.

Comme je le fais aussi tous les soirs

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Et toute la journée, il a attendu ce moment. Ces heures où il sera seul avec lui-même, seul avec les mots, ceux qui des heures durant ont traversé son esprit sans qu’il puisse s’adonner au bonheur de les faire siens, de les poser sur le papier. Comme d’autres arrangent un bouquet. Comme d’autres épicent un plat. Comme d’autres encore étalent l’acrylique ou l’huile sur la toile. Pour le bonheur des couleurs qui se marient. Pour les goûts qui exploseront sous la langue. Pour les personnages ou les objets qui auront une vie parce que quelqu’un regardera au delà de la toile. Parce qu’il se sera approprié les mots, ceux qui le tiennent en vie, et qu’il les aura fait siens. Une fois encore. Comme je le fais aussi tous les soirs.

*sur une toile de Judy Cassab

J’ai eu beau le souhaiter très fort…

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J’ai eu beau le souhaiter très fort et même le voir dans mes rêves, le décor peint par Deborah Dewit Marchant ne s’est pas installé pendant que je dormais. Et pourtant, c’est exactement ce qu’il me faudrait. L’océan pas loin, une pile de livres, le chant des goélands, quelques jours de vacances… Il faudra que je n’oublie pas de programmer mes rêves avant d’aller au lit ce soir.