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Lali fait le ménage

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C’était hier le premier jour d’automne, et j’en ai profité pour faire un peu de ménage grâce au balai photographié par l’artiste Édith Gorren il y a un, et dont vous avez pu admirer quelques toiles ici – je vous en promets d’ailleurs d’autres.

Et ce ménage, je l’ai fait ici, au pays de Lali. Une vingtaine de billets ont donc disparu, une dizaine d’autres ont été modifiés et près de 400 commentaires ont été effacés. Il faut un jour ramasser les feuilles mortes. Et probablement que d’autres, qui ne font plus sens, disparaîtront eux aussi.

Dans un deuxième temps, je compte créer de nouvelles catégories pour les photographies, afin qu’on puisse retrouver les photos d’un des artistes du pays de Lali d’un coup, tout comme les photos ayant trait à la littérature (lecteurs, livres, librairies, etc.) avec un simple clic. Je sais que je m’engage dans un classement qui risque de me prendre beaucoup de temps, mais comme j’ai le balai d’Édith et du café, je devrais m’en sortir!

Tant et tant

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Et souvent cette envie de me fondre au décor, ton sur ton, pour passer inaperçue. Comme la lectrice de Jeanne Gockley, perdue dans le bleu dans ses rêves. Mais pour cela, il me faudrait devenir encore plus silencieuse. Et enfiler ma robe rouge, puisque mon sofa est de cette teinte. Mais l’envie de vraiment disparaître n’est pas encore là. Il y a encore tant de choses à raconter. Tant et tant.

Tous ces morceaux

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Et tous ces mots qu’on voulait écrire, ces bouts de phrases qu’on voulait accoler avec passion, ces pensées qui sont venues et qu’on voulait développer, et tout ça qu’on ne fera pas, même si toute la journée on a attendu ce moment où on pourrait caresser ses propres mots. Parce que je suis rentrée bien trop tard, retenue par des documents à réviser de toute urgence. Parce que je suis rentrée fatiguée. Avec certaines idées envolées, avec des bouts de phrases qui ne veulent pas s’unir. Et je ragerai que ce soit ainsi.

Je laisserai là tous ces morceaux pour demain. Ou après-demain. Ou je les oublierai.

*sur une toile d’Eva Reichl

Ce n’est peut-être pas elle qui rêve

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Elle rêve. Je dirais même que la lectrice peinte par l’artiste Manuel Amado rêve au Portugal. Aux décors qu’il a peints et qu’on peut voir ici en l’écoutant parler, ce qui devrait bien plaire à Armando et à Guess Who.

Et au fond, ce n’est peut-être pas elle qui rêve mais moi.

Où est le vrai, où est le faux?

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Et quand je me mets à écrire, quand je raconte, quand j’invente ou que je relate ici des morceaux de vie à peine retouchés, où est le vrai, où est le faux? Faut-il absolument savoir? Je n’ai pas envie de me donner ce souci, je préfère regarder la pleine lune toute jaune qui s’accroche au ciel amoureusement. Le je ne cache rien, c’est un vrai je. Les il et les elle, c’est moins sûr. Et qu’est-ce que ça peut faire? Tant que je regarde le ciel, tant que j’écris, tant que quelque part quelqu’un m’aime, devrais-je me préoccuper de départager le vrai du faux?

*sur une toile de Joan Griswold

Écouter, c’est aussi vivre

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Et parfois, le livre ouvert sur les genoux, comme la lectrice peinte par Ana Wein, je ne lis pas. Et même plus : je ne bouge pas. J’écoute. Les voix des enfants qui jouent dehors. Une sirène au loin. Les pas dans l’escalier, la porte qui claque. Une voiture qui démarre. Les cris des enfants. Leurs rires. Le vent. La pluie sur la fenêtre.

Écouter, c’est aussi vivre. C’est entendre son cœur battre.

Comme une envie de printemps…

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Et comme une envie de printemps à nouveau, de printemps qui commence avec ses crocus et ses tulipes, pour que les lilas fleurissent à nouveau. Pour que l’été ne s’en aille pas. Pour qu’il soit à nos portes et non pas cet automne qui d’avance me rend triste, malgré ses couleurs. Peut-être parce que déjà les feuilles ont commencé à changer de teinte et que certaines sont tombées…

*sur une toile de Deborah Dewit-Marchant

Ça vaut bien une rose, non?

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Permettez-moi d’offrir cette rose à Reine, Flairjoy et Armando qui se sont bien amusés tous les trois à commenter mes divagations sur la mode, la première sous son nom, les deux autres sous des pseudos plus drôles les uns que les autres (mais pas question, je ne dirai pas qui se cache sous quel nom). Ils ne peuvent pas imaginer à quel point leur présence enthousiaste a fait mon bonheur ces deux jours. Ça vaut bien une rose, non?

Merci aux autres, Suzanne, Agnès, Fifi, Lakevio, dont la présence a été plus discrète, mais qui n’ont pas moins ajouté leur touche personnelle à ces journées placées sous le signe de la mode.

Et puis le temps qui glisse et file entre les doigts

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Et souvent, de plus en plus souvent, ce sentiment que le temps me glisse entre les doigts comme des grains de sable, alors que je rentre chez moi, mille histoires en tête, avec toutes ces idées à élaborer, les recherches à faire, les toiles à installer, les dimanches à préparer. Ce sentiment que tout va trop vite, qu’il n’y a jamais suffisamment d’heures dans une journée tant il y a de ces petits détails que je voudrais prendre plus de place. Tous ces livres qui attendent ici et là que je les ouvre, que je m’en imprègne, que les mots qu’ils portent glissent sur ma peau, tous ces personnages qui me viennent et que je voudrais raconter à la lumière de la petite lampe, comme celle du bureau peint par Anne-Catherine Phillips, alors que le soir nous tombe dessus de plus en plus tôt. Et ces musiques que je voudrais pouvoir écouter en ne faisant pas autre chose.

Et puis le temps
Qui glisse et file entre les doigts
Comme un torrent
Et que l’on tue en attendant
En espérant
Qu’un jour où l’autre
Arriveront de nouveaux temps

(paroles de M. Prezman et Pierre Delanoë)

Une porte pour Caroline

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Spécialement pour Caroline, qui retrouve peu à peu ses fenêtres, les portes et les tiroirs de son existence après un été où elle s’est un peu absentée de chez elle et alors que débute la troisième année de son voyage sur la toile, cette porte photographiée un dimanche d’août, rue Laurier est, qui m’a fait penser à elle.