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Heureux anniversaire, Reine!

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À une Reine, pouvais-je offrir autre chose que la reine des fleurs, photographiée par Armando, pour souligner son anniversaire? Je ne crois pas. Alors, une rose, ce sera. Pour ce jour qui n’est pas que le premier de l’année, mais le sien. Que je le souhaite heureux. Tout simplement heureux.

Scintillante présence

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Demain du ventre du temps surgira une année nouvelle. [Njabulo S. Ndebele]

Et tandis qu’elle se prépare à venir, qu’elle tisse ses fils en sourdine, l’année nouvelle laisse les bougies allumées de Denise dans la nuit, scintillante présence pour nous rappeler que la vie est parfois si douce quand on s’attarde à vivre chaque instant intensément.

Les dernières heures de 2008

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L’horloge de Librissime, une librairie du Vieux-Montréal, indiquait midi trente-cinq. C’était au printemps, un printemps comme je n’en ai jamais vécu un et qui restera imprimé dans ma mémoire des années durant, et probablement toute ma vie. Je ne savais pas que la photo serait déposée au pays de Lali, à l’heure du bilan de fin d’année, à l’heure où ailleurs c’est déjà 2009. Je ne savais rien de cela, pas plus que je ne sais ce que l’année nouvelle m’apportera.

Je sais juste que dans six heures sonnera l’heure des vœux. Et que je regarde 2008 à la fenêtre vivre ses heures heures.

Je ne veux pas y penser, mais…

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Je ne veux pas y penser, mais j’y pense quand même. Aux journées qui passent trop vite et qui mèneront inéluctablement à la fin des vacances. Bien trop vite. Alors qu’il y a encore dans mon lit une pile de livres qui attend. Non pas Lolita que la lectrice de Suzie Spaggiari est en train de lire, mais des romans, des recueils de nouvelles. Tous attirants. Tous tentants. Et auxquels dans quelques jours je ne pourrai leur consacrer autant de temps qu’en ce moment.

Je ne veux pas y penser, mais j’y pense quand même.

Omniprésente

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Elle qui va, qui vient, qui repart et qui revient, qui me quitte et qui m’enlace à nouveau, malgré les mots sus et les histoires au bout de la plume. Elle qui est là, dans la nuit envahissante ou dans le matin ensommeillé, à me guetter. Pour m’emprisonner et m’empêcher de me dire, de dire tout court. Elle que je nomme ma peur du silence. Elle qui m’angoisse parce que je la sais tapie au bord de mon existence à attendre un jour de faille où les phrases ne seront plus là. Où je ne saurai plus aligner les mots avec sens. Elle qui est là. Omniprésente.

*sur une toile d’Herbert Victor Tempest

Rien ne me fera retourner dehors

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J’avais encore de quoi lire, peut-être même assez de livres pour me faire une jupe comme celle de la lectrice de Luz Esmeralda Torres de Deike, mais je suis sortie. Juste à temps. La chaussée et les trottoirs n’étaient pas encore verglacés comme ils le sont en ce moment, ce qui a rendu le retour périlleux, voire dangereux.

Tout ça pour dire que je suis rentrée de la bibliothèque avec quelques livres et trois CD, et que rien ne me fera retourner dehors. Rien, vous dis-je.

Un doux Noël à vous tous

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Un souvenir… Deux sœurs qui, soir après soir, s’assoient au piano côte à côte parce que le jour de Noël, elles interpréteront un morceau à quatre mains…

Une photo… Une boîte musicale que je me suis offerte un Noël il y a près de vingt ans, en souvenir de ce morceau à quatre mains…

Une musique… Celle de l’enfance, celle de la boîte musicale, la valse des Patineurs, afin de vous souhaiter un doux Noël auprès des vôtres.

Le café d’un jour de vacances

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Le café d’un jour de vacances ne peut pas goûter un café de jour ordinaire, la lectrice de Linda Kyser Smith vous le dira. Même si elle a, comme moi, un lundi un peu chargé : coiffeuse, dernières courses, emballage de cadeaux, etc. Il goûte le bonheur d’ouvrir un livre en le sirotant.

Parce qu’on ne sait rien faire d’autre

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Écrire. Parce qu’on ne sait rien faire d’autre. Pour exister. Pour exulter. Pour s’extasier. Pour les mots, pour la saveur de ceux-ci, pour entrer dans d’autres vies que la sienne, pour changer le gris du ciel et y déposer un peu de rose, un peu de bleu. Pour les phrases, pour la musique de celles-ci, qui enchantent la nuit quand l’angoisse de vivre vient déformer le chant des oiseaux. Pour quelques lignes qui font croire qu’on existe et qu’on n’est pas l’ombre de soi-même à la recherche de la lumière.

*sur une toile de Gina Litherland

La lecture de blogs

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La lecture de certains blogs est on ne peut plus fascinante. Il y a vraiment de tout, des articles remarquables comme des billets d’une bassesse incroyable. Comme si ces derniers servaient à régler des comptes ou à cautionner le oui dire. À tuer le père en mots et devant public pour tout ce qu’il a fait subir à l’auteur du blog dans son enfance. À assassiner de phrases celui qu’on a trahi en continuant de déformer ses propos et en lui prêtant des intentions à la juste hauteur de celui qui les professe. À congratuler celui qui se prend pour un dieu et qui écrit des sermons même les jours de semaine. À mettre de l’avant sa propre fatuité comme si le métal dont elle est faite était or et non pas future rouille. À donner des conseils, voire des avertissements sur le ton moralisateur de ceux qui ont besoin qu’on les applaudisse. À sortir la hache de guerre plutôt que le calumet de paix. Oui, décidément, il y a des billets d’une bassesse, d’une médisance et d’une médiocrité remarquables auxquels il vaut mieux ne pas s’attarder afin que leurs auteurs, dans bien des cas dotés d’une jolie plume, ne déteignent sur nous.

Il y a aussi et je préfère ceux-là, des billets remarquables qui vous bouleversent. Des moments de partage au quotidien ou occasionnels. De petits bijoux de tendresse, de générosité et de lumière dans la nuit des longs couteaux qui se déroule tout à côté. Des douceurs qui effacent acidité et acerbité, comme le font caramels et pralines. Des bijoux qui étincellent, non pas faits de strass, mais de la lumière du cœur, la plus précieuse des pierres précieuses. Oui, il y a ici et là des billets remarquables. Intelligents, sensibles et loin du gnangnan geignard ou de la paranoïa de certains qui croient qu’on parle toujours et seulement d’eux, et qui s’empressent de mentionner à tout venant que quelqu’un quelque part aurait dit que… Tiens, ça vous rappelle quelqu’un? Ne me dites pas que vous aussi vous vous voyez partout!

Oui, la lecture des blogs est on ne peut plus fascinante.

*toile de Laura Vinader