Tout doucement, 2012 s’éteint ici alors qu’ailleurs la nouvelle année est déjà entamée.
Puisse 2013 vous laisser le temps de regarder, de goûter, d’écouter, de sentir et de toucher.
Tout doucement, 2012 s’éteint ici alors qu’ailleurs la nouvelle année est déjà entamée.
Puisse 2013 vous laisser le temps de regarder, de goûter, d’écouter, de sentir et de toucher.
Ceux qui écrivent sont d’abord seuls avec leurs mots. Jusqu’à ce qu’ils décident de faire quelque chose de ces vers, de ces nouvelles, de tous ces mots qui sont venus s’écrire sur le papier ou l’écran.
Cela donne des livres, des poèmes ou des nouvelles dans des revues ou des collectifs. Quelques lignes sur un blog. La plupart du temps, il n’arrive rien d’autre à ces mots. Mais parfois, quelqu’un les cueille, leur donne une autre portée, leur propose un angle nouveau. Et soudain, ils prennent vie.
En octobre dernier, Colo a donné une nouvelle existence à mes mots. Des mots qui dataient d’avril 2011.
Et c’est ce moment de l’année qui se termine que j’ai envie de partager avec vous. Le plaisir de voir mes mots prendre un nouvel envol grâce à une traductrice qui vit aux Baléares.
Ce n’est pas le seul moment exceptionnel de cette dernière année. Mais c’est celui que j’ai envie de conserver alors que 2013 sera bientôt là. Parce que Stendhal a écrit : Je ne veux désormais collectionner que les moments de bonheur.
*toile de Mihály Munkácsy
C’est l’heure de souhaiter aux amis du pays de Lali du Québec et de l’Est des États-Unis un très joyeux Noël. Puisse-t-il être doux. Très doux. Et laisser autant de merveilleux souvenirs dans leurs cœurs que les Noëls de mon enfance m’ont laissés.
*toile de Donna Green
Quand papa m’a demandé jeudi dernier s’il était possible de lui trouver le premier livre qu’il a lu enfant et dont il ne se rappelait pas l’histoire mais juste le titre, je l’ai tout de suite pris en note. Une ex-libraire reste une libraire dans l’âme surtout quand il s’agit de dénicher la perle rare. Le soir même de sa demande, j’étais déjà en contact avec quelqu’un qui en avait un en stock. Un exemplaire du livre Le pêcheur d’éperlan, publié en 1943 par Granger Frères, est parti hier de Québec. Papa devrait l’avoir avant 2013.
Quand j’ai demandé à maman s’il n’y avait pas un livre de son enfance qu’elle désirait, elle s’est empressée de dire non, prétextant qu’elle n’aimait pas regarder en arrière et qu’elle n’avait pas la nostalgie de son enfance. Quelques heures plus tard, elle me parlait d’un livre qu’elle n’avait jamais fini, en deux tomes, qui appartenait à sa grand-tante Maria, une des nombreuses tantes de son enfance chez qui tous les cousins et cousines se retrouvaient le temps des vacances à Lac-Mégantic. D’un livre inspiré par la légende du Chien d’Or, mentionnée sur une plaque qui se trouve toujours rue Buade, à Québec.
Samedi, j’allais chercher dans une librairie du Plateau Mont-Royal les deux tomes du Chien d’or de William Kirby. Maman va pouvoir enfin savoir la fin. Et vous, lire l’histoire en entier grâce à ce lien.
Je n’ai jamais eu aussi hâte au déballage de cadeaux que cette année…
Là-bas, c’est au-delà de l’Atlantique, là où vivent la plupart des amis du pays de Lali. Et là-bas, c’est l’heure. Minuit. L’heure des embrassades, des cadeaux et des vœux.
Que votre Noël ait la magie et la couleur de ceux où je m’endormais à force d’attendre le père Noël.
*toile de Ruth Sanderson
Les cadeaux sont emballés. Ça me donne le temps de lire un peu…
*illustration d’Elisabetta Decontardi
Alors que je m’apprêtais à aménager ma chambre afin qu’elle soit en mode vacances, j’ai découvert qu’il existe un mot pour désigner ce que je compte bien faire tous les jours, maintenant que j’ai des provisions pour tenir jusqu’au 2 janvier : librocubiculaire. (Librocubicularist, dans la langue de Byron.)
Librocubiculaire : un mot à adopter!
Plus que quelques heures. Trois, environ.
Et sonnera l’heure des vacances.
L’heure des livres.
L’heure des blogues amis.
L’heure de quelques promenades.
Plus que trois heures et je serai en vacances jusqu’au 2 janvier.
Puissent-elles passer vite. Très vite.
(Les heures, pas les vacances.)
*toile de Bertrand Daulé
Elle est arrivée au pays de Lali en août 2010 et le visitait de temps en temps. J’allais parfois chez elle, question d’admirer ses plus récentes toiles.
Nous avons aussi échangé à l’occasion quelques courriels et, en décembre 2010, elle avait prêté une de ses toiles aux envosmotistes afin qu’ils fassent vivre celle-ci à leur manière, en leurs mots, et selon ce qu’elle leur inspirait, ce qu’Élisabeth avait beaucoup apprécié.
Élisabeth Baysset s’est éteinte le 7 octobre dernier.
Elle brillera pour l’éternité.
Sept ans.
Ma première bicyclette.
Les livres de la comtesse de Ségur.
Les poèmes de Maurice Carême et de Lucie Delarue-Mardrus.
Sept ans.
L’âge du pays de Lali aujourd’hui.
*illustration de Zuzanna Celej
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Fait avec amour (❤️) par WHC
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