
Chaque fois que j’ai été sociable, mais vraiment sociable et pas superficiellement, comme ça a été le cas hier pour la fête de Noël du bureau, je rentre ahurie et épuisée. C’est probablement le propre des gens qui vivent seuls, qui sortent peu, qui ont du mal avec les foules et le brouhaha qui va avec, qui sont bien dans leur petite bulle et qui la retrouvent avec soulagement. Et bonheur.
Si bien qu’aujourd’hui, à l’instar de la lectrice de Boris Deutsch, je vais tranquillement entre les livres et le net, la cuisine pour faire du café et les fenêtres où je regarde les rares nuages qui se dessinent dans le ciel bleu de l’hiver.
J’émerge tranquillement, quoi. D’ailleurs, il me semble que plus ça va, plus ces réunions amicales me pèsent. J’y suis, mais sans y être tout à fait. Je fais bonne figure, je participe, oui, mais j’ai du mal, je l’avoue. Je fais tout de même l’effort avant de devenir une véritable ermite, ce que d’aucuns voient déjà en moi. Hier, je m’en suis tirée sans migraine. C’est déjà cela.
Comment expliquer que je suis sociable à mes heures quand cela ne m’est pas imposé sans blesser quiconque? Pas évident. Et dire que je suis capable d’être le bouffon de la fête quand j’en ai envie…
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