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Un dimanche avec Pierre Daninos 6

REGTERS (Tibout) - 6

Les gens ne connaissent pas leur bonheur, mais celui des autres ne leur échappe jamais. (Pierre Daninos)

*toile de Tibout Regters

Un dimanche avec Pierre Daninos 5

RECKNAGEL (Theodor)

Touriste. Terme employé avec une nuance de dédain, parfois d’agacement, par le touriste pour désigner d’autres touristes. (Pierre Daninos)

*toile de Theodor Recknagel

En vos mots 581

BERQUEST (Edwin)

Alors que je viens tout juste de valider les textes que vous avez déposés sur l’illustration de dimanche dernier, que je vous invite d’ailleurs à lire, il est l’heure de vous dévoiler sur quoi s’est arrêté mon choix cette semaine.

Il s’agit d’un dessin à propos duquel on ne sait que vraiment peu, soit le nom de son créateur, Edwin Berquest, et le fait qu’il a paru en septembre 1905 dans le magazine Wilhelm’s Magazine: The Coast, lequel a été publié à Seattle pendant un peu plus de 20 ans.

Le reste vous appartient. À vous de nous raconter ce que cette lectrice-écrivaine vous inspire. C’est avec plaisir que nous vous lirons dimanche prochain, et pas avant.

D’ici là, bon dimanche et bonne semaine à tous!

Un dimanche avec Pierre Daninos 4

RADNAEV (Zhamso)

Si vous voulez obtenir quelque chose, adressez-vous à quelqu’un de très occupé : les autres n’ont pas le temps. (Pierre Daninos)

*toile de Zhamso Radnaev

Un dimanche avec Pierre Daninos 3

RADLOV (Nicholas Èrnestovich)

Le bricolage consiste essentiellement à fabriquer avec de vieux débris, et au prix d’un labeur acharné, des articles que l’on trouve tout neufs et à bon compte dans le commerce courant. (Pierre Daninos)

*toile de Nicholas Èrnestovitch Radlov

Un dimanche avec Pierre Daninos 2

PRIECHENFRIED (Alois Heinrich) - 7

Je me méfie toujours des gens qui vous disent : « Je n’irai pas par quatre chemins ». Ils en prennent généralement un cinquième, plus long. (Pierre Daninos)

*toile d’Alois Heinrich Preichenfried

Un dimanche avec Pierre Daninos 1

POWERS (Asahel Lynde) - 2

L’écrivain Pierre Daninos, principalement connu pour Les carnets du Major Thompson, est né le 26 mai 1913. Bonne raison pour souligner à un jour près l’anniversaire de cet écrivain qui avait un sens de l’observation et de la répartie bien à lui et pour dérider des lecteurs à la mine peu réjouie ou à l’air trop sombre en leur offrant une de ses citations. En commençant par celle-ci, à l’intention du lecteur peint par Asahel Lynde Powers :
Les gens attendent-ils de tousser pour aller au spectacle ou les spectacles font-ils tousser?

Je 4

MISKOVIC (Dusan) - 1

Je m’éveille parfois dans un corps étranger
Tel un grain prisonnier qui bute à l’hivernage
Je m’éveille et me fraie, je me nomme, et voici
Que mon corps est ton corps et que j’ai ton visage.

Je renferme en tes bras la tiédeur que je suis
Je te fourrage et mords, fouillé, mordu de même
Tu mesures le temps à mon poignet qui vit
J’éprouve le silence affleurant ton oreille.

Noués jambes et mains, nœud marin de la nuit
Dénoués sous le fil d’un hache d’absence
Quelle force a posé ta face sur mon cri
Ou muré dans tes yeux notre neige crissante?

Luc Bérimont
(dans Je est un autre, anthologie de Bruno Doucey et Christian Poslaniec)

*choix de la lectrice de Dusan Miskovic

Je 3

MOLARSKY (Maurice)

Une amitié

Parmi tes richesses d’esprit et de cœur
Et celles que moi j’ai en partage
Quelques-unes sont très dissemblables
Et les autres sont parentes un peu

Mais elles se plaisent bien ensemble,
Toutes tes richesses, toutes mes richesses;
Mais nous nous aimons à cause d’elles.

Elles se complètent et se font valoir,
Elles se mêlent et se contrôlent;
C’est comme différents feuillages
Assemblés dans un bouquet d’arbres,
Ou le rapprochement de deux visages
Que parent cheveux blonds et cheveux noirs.

Il y a aussi chez toi et chez moi,
Comme chez tous, des choses qui manquent :
C’est telle variété de plante
Que je n’ai pas dans mon jardin
Ou c’est telle arme pour la lutte
Que tu ne sens pas sous ta main;
Or il advient toujours pour notre bonheur
Que moi je dispose de cette arme,
Que tu es tout fleuri, toi, de ces fleurs
Et que nous entrons sans façon l’un chez l’autre
Pour prendre ce dont nous avons besoin.

Tu connais bien mes indigences
Et la façon de mes faiblesses;
Elles vont à toi sans pudeur,
Tu les accueilles et les aimes;
Et aussi bien j’aime les tiennes
Qui font partie de ta valeur
Et sont la rançon de tes forces.

Enfin chacun de nous, ô mon ami,
Marche et peut marcher avec assurance
À cause d’une main qui, vigilante,
Au moindre péril, se lève et saisit
Le bras égaré de cet aveugle
Que je deviens et que tu deviens,
Comme tous, à certaines heures…

Charles Vildrac
(dans Je est un autre, anthologie de Bruno Doucey et Christian Poslaniec)

*choix de la lectrice de Maurice Molarsky

Ce que mots vous inspirent 2228

HAWKINS (Angela C.) - 2

Il n’y a dans l’homme que l’estomac à pouvoir être pleinement satisfait. La soif de connaissance et d’expérience, le désir d’agrément et de confort, ne peuvent jamais être apaisés. (Thomas Edison)

*illustration d’Angela C. Hawkins