Alors que je viens tout juste de valider les textes que vous avez déposés sur l’illustration de dimanche dernier, que je vous invite d’ailleurs à lire, il est l’heure de vous dévoiler sur quoi s’est arrêté mon choix cette semaine.
Il s’agit d’un dessin à propos duquel on ne sait que vraiment peu, soit le nom de son créateur, Edwin Berquest, et le fait qu’il a paru en septembre 1905 dans le magazine Wilhelm’s Magazine: The Coast, lequel a été publié à Seattle pendant un peu plus de 20 ans.
Le reste vous appartient. À vous de nous raconter ce que cette lectrice-écrivaine vous inspire. C’est avec plaisir que nous vous lirons dimanche prochain, et pas avant.
D’ici là, bon dimanche et bonne semaine à tous!

2 réponses
Il faisait chaud, et ses bras nus
Tentaient de capter la fraîcheur.
Les carreaux, tout le jour tenus
Fermés pour contrer la touffeur
Excluaient toute entrée d’air.
Ses cheveux bien haut relevés
Permettaient à sa nuque fière
De supporter mieux les étés.
Mais ses poumons se languissaient.
La sueur lui perlait aux lèvres.
Il fallait pourtant bien passer
A l’action, sans aucune trêve.
Des piles de courrier attendaient,
Factures ou lettres personnelles,
Fournitures à commander:
Beaucoup trop de tâches pour elle
Qu’elle n’avait que trop ajournées,
Et qui envahissaient la table.
Ce serait une dure journée,
Dans cette fournaise épouvantable.
De temps en temps elle s’éventait
Avec la plume gigantesque
Qu’entre les doigts elle tenait,
Alors qu’elle défaillait presque.
Toutefois elle se concentrait
Et tentait de trouver gaieté
Dans ce travail qui requérait
Courage et opiniâtreté.
Pour mieux tenir, elle pensait
A son amour, à son amant,
A son tant aimé fiancé.
Et dans sa tête tout en formant
Des phrases lui disant sa tendresse,
Elle découvrait le moyen,
Avec une stupéfiante adresse,
De juguler le quotidien.
Te dire la solitude de mes jours
Ces demains dont je ne rêve plus
J’ai oublié mes anciennes amours
Même celui qui a pris ma vertu
Le temps s’en va presque immobile
Les jours se meurent chaque soir
Aimer n’est pas chose tranquille
Il ne nous suffit pas de le vouloir
Te dire l’amour qui sommeille
Au cœur tendre de mes nuits
Flamme éteinte qui s’éveille
À chaque mot que je t’écris
Et comme si je t’appartenais
Ma tristesse aurait du charme
Puisque mon pauvre cœur n’est
Que l’encrier de mes larmes.