On ne peut jamais tourner une page de sa vie sans que s’y accroche une certaine nostalgie. (Ève Bélisle)
*toile de Giuseppe De Nittis
On ne peut jamais tourner une page de sa vie sans que s’y accroche une certaine nostalgie. (Ève Bélisle)
*toile de Giuseppe De Nittis
C’est un très beau recueil que la lectrice du peintre belge Gustave De Jongue a ouvert ce soir. Un recueil qui m’a séduite dès sa préface signée Bruno Doucey, lequel a réuni dans Terre de femmes. 150 ans de poésie en Haïti des textes marquants de cette poésie trop peu connue, voire même presque inconnue. Un recueil qu’elle a eu envie de faire connaître aux lectrices du soir, sitôt qu’elle a pris connaissance de ces vers de Marie-Thérèse Colimon :
Ce qui restera
Lorsque l’on aura joint mes mains sur ma poitrine
Et que le cher foyer qui protégea mes yeux
Retentira soudain, ô ma maison câline,
D’affreux sanglots d’effroi, de plus sombres adieux
À quoi me servira d’avoir lu tant de livres,
À quoi me servira d’avoir aimé les fleurs,
Si tu ne sens ton cœur plein d’échos lourds et ivres
Et d’avoir lu mes vers, tes yeux baignés de pleurs?
L’écriture ne peut rien. Tout au plus permet-elle de poser les questions et d’interroger la mémoire. (Delphine de Vigan)
*dessin d’Henri de Toulouse-Lautrec
combien de vies écrites sur la paume de ma main
chaque mot un sillon
un morceau de terre labourée en bonne calligraphie
un seul trait
sans temps
simultané
avec les mains ces mains
j’enfonce les doigts dans tes pas
je serre les histoires quotidiennes
je griffe ton salut sur le seuil
et j’offre la trace d’un souvenir
que je garde attrapé comme une tempête
dans le poing
Monica Mansour, Poèmes
*choix de la lectrice de Pierre Cornu
Afin de piquer la curiosité de la lectrice peinte par Emilie Lindenbergh, je l’invite à parcourir ce billet de Jean-Paul Lessard qui, j’en suis convaincue, lui donnera envie de lire sans attendre les 27 nouvelles du recueil de Claire Martin (qui a fêté ses 98 ans il y a quelques semaines), Avec ou sans amour.
Au lecteur peint par Elizabeth Peyton, j’ai envie d’offrir quelques extraits du Fou de l’île de Félix Leclerc dont la lecture a marqué mon adolescence.
C’est le superbe roman de Louise Dupré, La memoria, que j’ai envie de faire lire à la lectrice peinte par Barbara Mascini, ainsi que cet entretien avec l’auteure que signe Francine Bordeleau.
Au lecteur peint par l’artiste britannique John MacAulay, j’ai envie de suggérer la lecture de Bonheur fou de François Gravel, dont Robert Viau parle avec enthousiasme dans ce long compte rendu.
À la lectrice peinte par Michel Orlinsky, j’ai envie d’offrir Maryse de Francine Noël, un roman inoubliable, considéré comme une révélation par André Vanasse.
Pour la lectrice de Carl Larsson, le compte rendu de Dialogues intimes d’Hélène Rioux, que j’ai signé pour Lettres québécoises en 2003, que les amateurs de théâtre pourront découvrir cet été à Lavaltrie.
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Fait avec amour (❤️) par WHC
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