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Mots d’ailleurs 9

Talc est emprunté (1572) à l’arabe talq « talc », nom d’un silicate naturel de magnésium. Il a gardé le même sens en français.

(Georges A. Bertrand, Dictionnaire étymologique des mots français venant de l’arabe, du turc et du persan)

*pour la lectrice de John Everett Millais

Mots d’ailleurs 8

Toubib est un emprunt, par l’intermédiaire de l’arabe maghrébin tbîd, à l’arabe classique tabîb « guérisseur », savant habile versé dans la connaissance d’une chose » (du verbe taaba « traiter quelqu’un »). Le mot est passé en français au moment de la conquête de l’Algérie pour désigner tout d’abord sur place un médecin militaire puis il s’est répandu en France dans la langue familière avec le sens de médecin.

(Georges A. Bertrand, Dictionnaire étymologique des mots français venant de l’arabe, du turc et du persan)

*pour le lecteur peint par Simplício Rodrigues de Sá

Mots d’ailleurs 7

Benjoin est tiré de l’arabe lubân jâwa « encens de Java » par l’intermédiaire du catalan (1430). Le mot désigne une substance résineuse aromatique à odeur vanillée et le parfum qui en est tiré.

(Georges A. Bertrand, Dictionnaire étymologique des mots français venant de l’arabe, du turc et du persan)

*pour la lectrice de Thomas Brooks

Mots d’ailleurs 6

Persienne, arrivé tardivement en français (1732), dérive de l’adjectif persien « persan », de farsi de même sens. Le mot indique que le type de volets constitué d’un châssis de bois muni de panneaux à claire-voie était imité des volets persans permettant comme leurs voisins arabes de voir sans être vu.

(Georges A. Bertrand, Dictionnaire étymologique des mots français venant de l’arabe, du turc et du persan)

*pour les personnages du peintre Hermann Sondermann

Mots d’ailleurs 5

Valise vient (1558) de l’italien valiglia, lui-même, peut-être, de l’arabe walilah « sac à blé », et désigne un bagage de forme rectangulaire muni d’une poignée.

(Georges A. Bertrand, Dictionnaire étymologique des mots français venant de l’arabe, du turc et du persan)

*pour la lectrice d’Auguste Théodore Desch

En vos mots 292

Alors que je viens tout juste de valider les textes inspirés par la toile de dimanche dernier que je vous invite d’ailleurs à lire, j’en ai profité pour accrocher cette scène livresque imaginée par Annika Connor qui vous est destinée.

À vous de raconter ce qu’elle évoque. À vous de nous faire part en vos mots d’une histoire totalement inventée ou d’un souvenir. À vous les mots que je validerai dans sept jours.

D’ici là, bon dimanche et bonne semaine à tous!

Mots d’ailleurs 4

Satin est emprunté (1351) à l’arabe zaytûnî, littéralement « de la ville de Zayntun », c’est-à-dire de Tsia Toung, en Chine, où l’on fabriquait des étoffes dites de satin. Le mot désigne une étoffe de soie à l’aspect brillant et sans trame apparente.

(Georges A. Bertrand, Dictionnaire étymologique des mots français venant de l’arabe, du turc et du persan)

*pour la lectrice de Laura Knight

Mots d’ailleurs 3

Sirop est emprunté (v. 1175) au latin médiéval syrupus, adaptation de l’arabe charâb « boisson ». Le mot arabe désignant également des potions utilisées médicalement, le mot sirop s’applique aujourd’hui aussi bien à une solution à base de sucre et d’eau qu’à une boisson médicamenteuse sucrée.

(Georges A. Bertrand, Dictionnaire étymologique des mots français venant de l’arabe, du turc et du persan)

*pour la lectrice de Ralph Earl

Mots d’ailleurs 2

Typhon vient du portugais tufão « cyclone ouragan » (1500), lui-même de l’arabe tûfân « tourbillon, trombe d’eau ». En effet, à la Renaissance, les navigateurs lusitaniens partaient à la découverte du monde sur des bateaux menés par des pilotes arabes. Le mot vient du grec tuphôn « orage violent, tempête » qui désignait primitivement une divinité d’origine asiatique liée au vent. Ce nom lui-même vient peut-être du chinois t’ai-fung « grand vent » qui désignait un type particulier de vent violent que l’on rencontre principalement en Extrême-Orient.

(Georges A. Bertrand, Dictionnaire étymologique des mots français venant de l’arabe, du turc et du persan)

*pour les lectrices d’Alexander Hugo Bakker Korff

Mots d’ailleurs 1

Quand elle a découvert le Dictionnaire étymologique des mots français venant de l’arabe, du turc et du persan de Georges A. Bertrand, la jeune femme peinte par George Goodwin Kilburne s’est empressée de copier une dizaine de passages avec l’intention de les envoyer à des amis qui aiment les mots et l’étymologie.

C’est donc un dimanche en compagnie de mots venus d’ailleurs et de destinataires de lettres que je vous propose de passer ce dimanche, en commençant par salamalec.

Salamalec est emprunté (1559) à l’arabe as-salâm ‘alayk, formule de salutation signifiant « paix sur toi ». Le mot a tout d’abord eu le sens de « salut arabe » avant de prendre au XVIIe s., une connotation péjorative, signifiant au pluriel « politesse exagérée, formules de politesse interminables ».