L’éternité a jeté l’étain
Du couchant sur la ville.
Le ciel part en lambeaux,
Les ruelles grondent.
J’ai, sur mes épaules,
L’impuissance des augures.
Les fenêtres des fabriques
Racontent la débauche.
Les toits d’étain abritent
Tous les insensés.
Dans cette cité vénale,
Le ciel ne descend pas.
La rumeur est si sonore,
Le mensonge si tentant.
Emmène-moi, ô ruelle,
Vers les brumes bleues.
Alexandre Blok, Le monde terrible
*choix de la lectrice de Guillermo Marti Ceballos



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