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En la nuit 8

HOFMAN (Wlastimil)

L’envol

Sous la paroi mince,
les tempes subissent des tremblements
à perdre le langage,
à se survivre par fragments
d’un rose friable,
tels les signes d’un haut lieu roman.
Mais il suffirait de peu pour que de l’air
creuse les jours,
de peu pour qu’on s’élance
en oubliant son corps.

Fernand Ouellette, En la nuit, la mer

*choix de la lectrice de Wlastimil Hofman

La baie de Kunamera

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(photo de Pierre Alain Krantz)

Avant de recevoir cette carte postale de la part d’Agnieszka, une infirmière polonaise vivant en Australie avec qui j’échange des cartes postales de façon ponctuelle, je n’avais jamais vraiment fait de recherches sur la Nouvelle-Calédonie et ne la connaissais que par le roman de Marie-France Pisier, Le bal du gouverneur.
Cet article sur la baie de Kunamera où a été photographié ce magnifique coucher de soleil, est une véritable invitation à partir pour le bout du monde.

Ce que mots vous inspirent 2048

COLLIN KEYS (Jeanie) - 3

Chaque mot écrit est une victoire contre la mort. (Michel Butor)

*toile de Jeanie Collin Keys

En la nuit 7

VINOGRADOV (Sergei Arsenevich) - 5

Juillet

Si je t’approche,
et marche patient sur notre plage,
je te confonds avec la mer.
Les murmures s’assemblent
en gerbes, en volées
au-devant des désirs.
Ta peau respire le champ bleu
et le vent des ombres.
Les pousses éclatent parmi les pierres.

C’était juillet. C’était le monde.
C’était nous.

Fernand Ouellette, En la nuit, la mer

*choix de la lectrice de Sergueï Vinogradov

Parfums de Provence

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Quelle merveille que cette carte envoyée par Mélanie. Je me glisserais bien à l’intérieur de celle-ci pour humer tous ces parfums si c’était possible.

Ce que mots vous inspirent 2047

COLIE WIGHT (Lea) - 9

L’important dans la vie, ce n’est point le triomphe, mais le combat. L’essentiel n’est pas d’avoir vaincu, mais de s’être bien battu. (Pierre de Coubertin)

*toile de Lea Colie Wight

En la nuit 6

TOOROP (Jan) - 9

Le promeneur

Il enjambe les chemins
et contourne les pétales.
Il se dévide en appelant les oiseaux
sur son fil, en laissant flotter
des pans dans le ciel.
Il ne sait rien des jours.
Il ne prête l’oreille au va-et-vient
du sang et des pensées.
Rien ne paraît le distraire
quand il passe par les arbres.

Fernand Ouellette, En la nuit, la mer

*choix de la lectrice de Jan Toorop

Berlin selon Jiska

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Je ne me lasse pas de ce que les cartes postales me font découvrir, qu’il s’agisse d’endroits comme d’artistes.
Cette invitation à visiter Berlin, envoyée par Sabine, m’a donné envie de connaître le travail de Jiska de Waard, responsable de ce petit bijou. Peut-être que ce sera aussi votre cas?

Ce que mots vous inspirent 2046

ASKENAZY (Mischa) - 2

On sait que les mots prononcés par le cœur ne sont pas articulés par la langue, un nœud les retient dans la gorge et on ne peut les lire que dans les yeux. (José Saramago)

*toile de Mischa Askenazy

En la nuit 5

TAURELLE (Bernard) - 2

Ma femme

Quand le soleil m’enchaîne
ces jours d’orange en déclin,
et que je penche vers mon ombre,
dernier recours de ma présence :
le bandeau de la peine
me serre la pupille,
et suis comme l’enfant
que le désir fuit à reculons.
Le sang doit forcer l’opacité.
le ruisseau bleu la glace.
Que de murs étrangers
entre le cœur radieux
et l’espérance rampante!
Ma femme me tient en elle,
comme elle tient la terre,
avec le bercement ferme
de la marée tenace.
Et lorsque le dernier rayon
a franchi l’autre monde,
près de l’horizon elle s’élève
en me tirant de la ténèbre.

Fernand Ouellette, En la nuit, la mer

*choix de la lectrice de Bernard Taurelle