Un bruit de rivière
Depuis ce jour
Où tu dégrafas ton corsage de paradis
L’enfer a réduit ses villes en cendres
Tu m’as quitté pour un tremblement de terre
Plus viril que moi
Bien des pluies ont passé
Je n’entends plus ton bruit de rivière
Ma radio a perdu ses fréquences
Mes sens se sont rouillés
Mon cœur porte la marque d’un rêve
Emporté par le vent
Mes yeux sont comme des crabes égarés
En amont de la source
Jeudinéma
(dans Anthologie de la poésie créole haïtienne de 1986 à nos jours)
*choix de la lectrice de Guglielmo Meltzeid


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