Le mirage
Je vois au large sur la mer
une ville sans île
qui flotte sur les flots
sillonnés de bateaux
des avions s’y posent
d’autres s’envolent
toute l’activité fébrile
d’une grande cité moderne
ses buildings aux murs de verre
s’érigent rutilent au soleil
m’aveuglent un instant
et quand j’ouvre les yeux
il ne reste au loin
que le pur du ciel bleu
où planent des mouettes
et des boules crêtées d’écume
qui roulent comme au début du monde
Piere Chatillon, Le grand retour
*choix de la lectrice d’Elena Kireeva (dont toute trace a disparu)



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