Pourquoi le blanc non-couleur? C’est comme le silence en musique, c’est un temps musical aussi. (Jean-Jacques Schuhl)
*toile de Nydia Lozano
Pourquoi le blanc non-couleur? C’est comme le silence en musique, c’est un temps musical aussi. (Jean-Jacques Schuhl)
*toile de Nydia Lozano
Comme cette fois-ci, il n’y a aucun doute, l’hiver est là pour rester, la lectrice peinte par Armand Cambon a choisi de prendre les choses avec un grain de sel et, pour ce, a vêtu une robe blanche et invité les lectrices et lecteurs du jour à suivre son exemple afin de partager avec nous des citations les plus diverses où il est question, d’une façon ou d’une autre, de blanc. Et pour commencer, celle-ci signée Marie-Claire Blais :
Janvier. Le mois le plus obscurément blanc de la saison des froids.
Parfois, les courriels nous apprennent des choses que nous savons déjà, mais qui sont si bien formulées qu’on a envie de les partager. Ainsi, cette définition envoyée par mon cousin Hubert.
On ne peut pas mieux dire.
Les jeunes femmes peintes par Brenka Burke trouveront-elles l’inspiration? C’est ce que nous saurons demain, à la même heure, alors que tous les commentaires déposés sur la toile de dimanche dernier au cours de la semaine seront validés. Le vôtre en fera-t-il partie?
Dans ta voix
des milliers de nuances
et la mémoire
colore les pavés gris
Une ville inconnue
et son dédale de regards.
Qui parle à présent?
Je suis le touriste
à la recherche d’ailleurs.
J’essaie tous les chemins,
je déchiffre les cartes.
Il ne sert à rien
de fuir le bonheur.
Dans un éclat de rire
le soleil m’éclabousse :
Je sais que tu penses à moi.
Jacques Mercier
(dans Piqué des vers! de Colette Nys-Mazure et Christian Libens)
*choix de la lectrice d’Urszula Tekieli
Quand je regarde cette carte postale envoyée par mon amie Chantal, je me dis que ce n’est pas si mal une vie de chat…
On ne devient pas vieux pour avoir vécu un certain nombre d’années, on devient vieux parce qu’on a déserté son idéal. Les années rident la peau; renoncer à son idéal ride l’âme. (Douglas MacArthur)
*dessin de Marie Bashkirtseff
Mes mots allumés sont mes seuls repères
pour poser sur la page mes ailes d’éphémères.
Se lève de l’évidence de l’hiver le vent rêvant
tourne autour de ma tente de hautes paumes
trop ardent à frapper l’impassibilité du papier
à effrayer le livre de la très intacte attente
en le livrant à la fièvre des feuilles fauves.
Laisser le silence sécher le soir
et que la nuit soit immaculée
de la seule huile calme de la lune
pour rendre clair l’ongle du gel
et très haute la cause de l’aube.
Michel Ducobu
(dans Piqué des vers! de Colette Nys-Mazure et Christian Libens)
*choix de la lectrice de René Bouché
Cette toile signée Raphael Gleitsmann se trouve au Musée d’art d’Akron, dans l’Ohio, d’où la carte postale m’a été envoyée. Encore un musée à ajouter à ma (très) longue liste tant il semble intéressant!
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Fait avec amour (❤️) par WHC
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