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Un dimanche avec Le Clézio 7

WRIGHT (Frank) - 12

C’est en faisant de l’écriture, de l’écriture pour soi et pour les autres, sans autre visée que d’être soi, qu’on atteint l’art. (J.M.G. Le Clézio)

*toile de Frank Wright

Un dimanche avec Le Clézio 6

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Douter non plus parce que le doute permet de gagner tous les paris, non plus parce que le doute est la forme la plus subtile de la pensée constructive, mais parce qu’il n’y a plus que le doute. (J.M.G. Le Clézio)

*toile de Patrick William Adam

Un dimanche avec Le Clézio 5

HARTMANN (Lisa) - 1

Écrire, si ça sert à quelque chose, ce doit être à ça : à témoigner. (J.M.G. Le Clézio)

*toile de Lisa Hartmann

En vos mots 366

YANIN (Alexander)

Alors que je validais les commentaires déposés sur la toile de dimanche dernier, la lectrice peinte par Alexander Yanin s’est endormie. Trouverez-vous les mots pour la réveiller? Lui raconterez-vous une histoire ou choisirez-vous de relater celle que vous imaginez être la sienne?

Libre à vous de choisir l’angle et la forme, tant que vous le faites en vos mots. Un exercice dominical auquel ont été nombreux à participer fidèles et auteurs de passage depuis près de sept ans, et qui aura sa place tant qu’il y aura au moins un participant à cette aventure.

Puisse la toile de la semaine inspirer de nouveaux envosmotistes tout autant que ceux qui, chaque semaine ou à l’occasion, se laissent porter par une image. Suite dimanche prochain.

Un dimanche avec Le Clézio 4

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L’écriture, il ne reste plus que l’écriture, l’écriture seule, qui tâtonne avec ses mots, qui cherche et décrit … qui travaille la réalité sans complaisance. (J.M.G. Le Clézio)

*toile d’Agnès Guillon

Un dimanche avec Le Clézio 3

GUNNING (Richard) - 1

L’esprit de l’homme est semblable au vent, à la pluie, à la lumière. Quand on est au-dehors, on ne le perçoit pas. Quand on est au-dedans, il n’y a pas moyen de le comprendre. Il est trop mobile, imprévisible, bondissant. (J.M.G. Le Clézio)

*toile de Richard Gunning

Un dimanche avec Le Clézio 2

GRISWOLD (Joan) - 13

Les livres que j’aime, ce sont ceux qui me donnent l’impression qu’ils possèdent quelque chose d’un peu magique. Pas seulement les mots, pas seulement l’histoire du livre, mais aussi tout ce qui est entre les lignes, ce qu’on devine et qui fait que, pour celui qui écrit, c’est une aventure totale. (J.M.G. Le Clézio)

*toile de Joan Grisworld

Un dimanche avec Le Clézio 1

GRANT (Josephine) - 45

Parce que c’est aujourd’hui l’anniversaire de Le Clézio et parce qu’il a beaucoup écrit, je vous propose en ce dimanche de vous installer dans des pièces où les livres sont nombreux, notamment celle-ci peinte par Josephine Grant, afin d’ouvrir l’un d’eux et de savoureux l’une des phrases écrites par celui à qui l’on doit notamment Le chercheur d’or et Ourania, en commençant par celle-ci :

Nos peaux, nos yeux, nos oreilles, nos nez, nos langues emmagasinent tous les jours des milliers de sensations dont pas une n’est oubliée.

Gravité 1

CORNWELL (Dean) - 2

(bouches oubliées)

cette danse est la nuit
le silence du rien
là où toutes choses
s’effacent
vers la persistance
les mémoires
les folies
l’errance et l’inachevé
portent les mondes

sans voix
l’ombrement

Michel Côté, L’intranquille gravité

*choix de la lectrice de Dean Cornwell

L’ours que personne n’écoutait

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C’est parce que certaines de ses illustrations sont diffusées sous forme de carte postale que j’ai découvert l’artiste Silke Leffler, et du coup, qu’elle illustrait des livres. Peu sont hélas traduits en français, mais j’ai eu le bonheur de trouver à la bibliothèque de mon quartier L’ours que personne n’écoutait qui m’a tout simplement enchantée.

Écrit par Heinz Jansich et publié chez Nord-Sud, l’album illustré avec beaucoup de finesse et d’imagination par celle qui partage avec moi un amour pour le rouge (couleur qu’elle utilise à profusion) est un petit bijou. Relatant les aventures d’un ours qui, chaque fois qu’il entre dans une boutique, en ressort avec un objet dont il n’a pas besoin parce que personne n’a pris la peine de l’écouter sous prétexte que son interlocuteur sait exactement ce qu’il lui faut sans qu’il n’ouvre la bouche, L’ours que personne n’écoutait rentre chez lui la mine basse. Un chapeau en forme de couronne, du miel des prés, des ailes, des lunettes, des bottes, une écharpe, des médicaments et un porte-bonheur ne lui seront d’aucun secours.

Mais si la mouche qui vient se poser sur son épaule l’écoutait et l’aidait?

Fantaisie et douceur sont au rendez-vous de ce bel album autant pour les parents que les enfants. En effet, ne pas écouter n’est pas plus propre à l’un qu’à l’autre.