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Quand tout va mal

24 heures

Destiné aux 14-18 ans, le premier roman de Pierre-Luc Bélanger, enseignant de français et intervenant en politique d’aménagement linguistique dans une école secondaire, ne traîne pas. Ce serait en effet plutôt le contraire! On va en effet d’une catastrophe à l’autre à un rythme effréné!

En à peine trois courts chapitres, on verra l’univers du jeune Sébastien basculer du tout au tout avec le coma de sa mère à la suite d’un accident, la perte d’emploi de son père alors que l’entreprise pour laquelle il travaille est vendue et déménagée en Europe, les factures qui s’accumulent, la vente des quelques biens que la famille possède, l’arrestation du père pour vol d’information et pour fraude et le placement en famille d’accueil de Sébastien et de sa sœur.

Et ce n’est là qu’un début! Tout déboule à ce rythme pendant presque 200 pages, avec un souci du réalisme un peu négligé, quelques fautes de français qui peuvent agacer (notamment «plongée dans son coma » plutôt que « plongée dans un coma ») et l’usage de termes que les jeunes n’utilisent pas (« culottes courtes » au lieu de « shorts », entre autres).

De plus, le tout est truffé de bons sentiments, et pas qu’un peu! Avec un sens aigu du bien et du mal et un côté moralisateur qui pourrait en outrer plus d’un tant il est pesant et omniprésent, le jeune romancier va jusqu’au bout de son idée, même si tout cela ne tient pas toujours debout, ce qui pousse le lecteur à relire quelques pages, se demandant s’il n’a pas raté quelque chose tant il n’est pas sûr de tout saisir de la logique de l’auteur et de son héros.

La foi de Sébastien étant inébranlable, même dans les pires heures de son cauchemar, tout ne pourra que bien finir : c’était prévisible. Il est en ainsi quand les clichés prennent toute la place, tant ceux sur les méchantes familles d’accueil que ceux sur le bien qui finit toujours par triompher.

Texte publié dans

Sept ans!

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C’était il y a sept ans. Le 15 avril 2007, exactement.
La catégorie En vos mots venait de naître.
Je ne savais pas qu’elle aurait toujours des adeptes en 2014.
Je ne savais pas qu’un de ses fidèles ne raterait aucun dimanche toutes ces années.

En vos mots. Une histoire dont vous pouvez suivre le parcours en commençant par la première des toiles proposées dimanche après dimanche.
En vos mots. Une histoire qui est la vôtre puisque c’est vous, visiteurs du pays de Lali, qui l’avez écrite.
En vos mots. Une expérience ludique et littéraire parfois copiée, mais qui demeure tout de même la première du genre sur la toile et aussi celle qui dure depuis le plus longtemps.

Merci à tous ceux qui ont déposé quelques lignes au fil de ces sept ans.
Ils se reconnaîtront.

Ce que mots vous inspirent 1162

ZINKO (Galia)

L’avenir a une fâcheuse tendance à n’arriver qu’à son heure. (David Weber)

*toile de Galia Zin’ko

Gravité 3

FECHIN (Nicolai) - 7

devenir ce qui n’existe pas
être rien en toutes choses

l’eau noire/soudain
la pierre/mémoire incertaine
y a-t-il nulle part
un doute à m’y tromper?

Michel Côté, L’intranquille gravité

*toile de Nicolai Fechin

notre histoire

AGUILAR GUTIERREZ (Maria José)

sa mémoire qui s’effrite
la mienne qui peaufine les détails
l’un préfère oublier
l’autre se souvenir

quand il se perd
dans les mots des autres
je réécris
pour la centième fois
notre histoire

(mars 2014)

*toile de Maria José Aguilar Gutierrez

Ce que mots vous inspirent 1161

CONDÉ (John)

C’est dans la gravité que l’on trouve le plus de joie. (Georg Wilhelm Friedrich Hegel)

*gravure de John Condé

Gravité 2

FAIERS (Ted) - 3

peut-on vraiment perdre
ce quelque chose
d’une nuit/d’un matin
dans la condition des mots?
comme du sable
le vent a la couleur des os

Michel Côté, L’intranquille gravité

*choix de la lectrice de Ted Faiers

Un dimanche avec Le Clézio 10

VON ALT (Rudolf) - 3

La vie est changeante comme les nuages qui passent au dessus d’elles,comme la mer qui fait son bruit de sablier. (J.M.G. Le Clézio)

*toile de Rudolf von Alt

Un dimanche avec Le Clézio 9

WEBER (Kathy) - 2

Seuls sont vrais le vent qui nous chasse, la vague qui glisse, et quand vient la nuit, les étoiles immobiles, qui nous guident. (J.M.G. Le Clézio)

*toile de Kathy Weber

Un dimanche avec Le Clézio 8

WESCOTT MALCOLM (Thalia)

La mer est comme cela : elle efface ces choses de la terre parce qu’elle est ce qu’il y a de plus important au monde. (J.M.G. Le Clézio)

*toile de Thalia Westcott Malcolm