Citadelle de chimère et d’absence
L’air a séduit ton visage
Le vent a conquis tes arcanes
Ombreuse captive Nuit
Tahar Bekri, Le cœur rompu aux océans
*choix de la lectrice de Vladimir Volegov
Citadelle de chimère et d’absence
L’air a séduit ton visage
Le vent a conquis tes arcanes
Ombreuse captive Nuit
Tahar Bekri, Le cœur rompu aux océans
*choix de la lectrice de Vladimir Volegov
J’avais quinze ans et pour héros Émile Nelligan, lequel veillait sur mes rêves et mes premiers écrits de l’affiche punaisée au-dessus de mon lit. J’allais de livre en livre, affamée, toujours en quête de ce qui allait faire jaillir l’étincelle ou un enthousiasme débordant. J’allais, de la bibliothèque municipale à la bibliothèque scolaire en passant par celle de mes parents, découvrant ce monde lumineux des mots et des histoires. Une aventure qui durait depuis une dizaine d’années et qui, chaque année, prenait de plus en plus de place. Une évidence avec laquelle j’allais devoir vivre toute ma vie : j’aimais passionnément les livres.
Je pouvais — et je le peux toujours — passer des heures dans ces lieux où ils s’étalent à parcourir les titres, à en ouvrir certains, à lire des paragraphes au hasard. Inlassablement.
C’est ainsi qu’un jour, alors que j’examinais certains titres parus au Cercle de France dans la bibliothèque familiale, j’ai trouvé Avec ou sans amour de Claire Martin. Je conserve de ma lecture un souvenir impérissable. C’était le premier recueil de nouvelles que je lisais, et j’ai eu un véritable coup de foudre tant pour l’écriture de Claire Martin que pour la nouvelle elle-même en tant que genre.
C’est aussi grâce à cette lecture que j’ai su qu’un jour j’écrirais des nouvelles. Je publiais d’ailleurs en 2009 dans le numéro 100 de XYZ. La revue de la nouvelle, un texte où je faisais un clin d’œil à la doyenne des lettres québécoises.
Mes respects à Claire Martin qui a 100 ans aujourd’hui : elle sera toujours pour moi une inspiration.
Il nous faut du temps pour rêver, du temps pour se souvenir et du temps pour atteindre l’infini. Du temps pour exister. (Gladys Taber)
*toile de Newell Convers Wyeth
(sont choses plus intenses)
hors des vérités tu étais là
mon premier bonheur
le temps qu’on laisse entendre
je pose ma bouche/ton corps ouvert
terre neuve/terre toi
n’était-ce pas comme un chant soudain
le monde dans ton corps?
Michel Côté, L’intranquille gravité
*choix de la lectrice de Janice Aponte

(une sculpture de François Paille)
À l’occasion du récent Salon des pierres, minéraux et fossiles de Montréal qui s’est tenu il y a quelques jours, j’ai eu un véritable coup de foudre pour cette magnifique sculpture en albâtre déposée sur un morceau de marbre. Si bien que je l’ai ramenée à la maison.
Nos plus grandes expériences sont nos moments de plus grande paix. (Friedrich Nietzsche)
*toile de Charles Wysocki
(ici)
le pays de soi
maintenant tout ce qui m’éloigne
ta voix
parmi tant/toutes ces choses
que je ne peux faire
tu t’es mise à danser
entre les sons
tu dessinais le parcours
Michel Côté, L’intranquille gravité
*choix de la lectrice de Patrick Allan-Fraser
Alors que j’allais au Centre canadien d’architecture, au centre-ville de Montréal, j’ai pris quelques photos à l’intérieur du quadrilatère composé par les rues Baile, Saint-Nathieu, Tupper et Saint-Marc.
Les fleurs devraient être au rendez-vous quand je repasserai dans le coin…
La connaissance est une perpétuelle aventure à la lisière de l’incertitude. (Frank Herbert)
*toile de Pan Xunqin
(jusqu’à s’y trouver)
je suis toi-même effaçant la trace
à faire le moins de bruit
hors de l’un hors de l’autre
comme un étranger
dans l’empiètement des identités
Michel Côté, L’intranquille gravité
*choix de la lectrice de Wilfredo Alicdan
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