un seul mot
et tout se replace
comme par enchantement
mais le mot demeure creux
faute d’immerger dans l’encre
du silence
Alain Mabanckou, Les arbres aussi versent des larmes
*choix de la lectrice de Jamie Chase
un seul mot
et tout se replace
comme par enchantement
mais le mot demeure creux
faute d’immerger dans l’encre
du silence
Alain Mabanckou, Les arbres aussi versent des larmes
*choix de la lectrice de Jamie Chase
J’ai fréquenté assidument le premier emplacement du restaurant El Zaziummm. J’y ai même emmené une amie bourguignonne qui avait adoré son expérience, et fait un lancement de revue littéraire. C’était il y a quinze ans.
Or, le restaurant au décor kitsch étudié — qui peut plaire comme déplaire — a déménagé ses pénates et ouvert d’autres succursales, en a fermé certaines. Les modes changent, tout comme les goûts. Et j’ai, quand à moi, quitté le quartier, si bien que je n’ai plus fréquenté les lieux.
Pourtant, le restaurant de la rue Laurier est toujours là, aussi accueillant, aussi coloré et aussi chaleureux qu’à l’époque. Avec presque le même menu. Si bien qu’y retourner, c’est comme retrouver un vêtement confortable dont on avait oublié l’existence.
C’est sûrement pour cette raison que j’ai eu tant de plaisir à photographier nombre de ses recoins avant de m’attabler devant un savoureux plat tex-mex aussi agréable au goût qu’à la vue.
J’y retournerai sûrement bientôt.
Vois un monde dans un grain de sable et un paradis dans une fleur sauvage, retiens l’infini dans la paume de ta main, et l’éternité dans l’heure présente. (William Blake)
*toile de Tihamér Margitay
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Fait avec amour (❤️) par WHC
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