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Un dimanche en Franche-Comté 2

À toute bise : à toute vitesse

(extrait du livre de René Dromard Barbizier, Expressions savoureuses du parler comtois)

*toile de Johannes Zoetelief Tromp

Un dimanche en Franche-Comté 1

Parce que, quand François et Sylvette habitaient au rez-de-chaussée, il nous arrivait de prendre l’apéro ou de manger dehors tous les trois, j’ai eu envie de faire un clin d’œil à ces jours en invitant les lecteurs du jour à s’asseoir avec nous, en commençant par ceux du peintre russe Sergei Arsenevich Vinogradov. Pour une raison toute simple : ils sont originaires de Franche-Comté et ce dimanche, les expressions du jour sont les leurs.

C’est en effet les expressions tirées du livre de René Dromard Barbizier, Expressions savoureuses du parler comtois, qui seront à l’honneur aujourd’hui, en commençant par celle-ci :

Bayer tout bleu : être profondément étonné

Souffles 1

alors que s’écroulent mes ombres
je cherche un vent nouveau
sans entendre l’océan si loin
tentant en vain de rapiécer
cette voile tissée d’impossibles
que m’avait léguée ma mère
juste avant son dernier voyage

Fredric Gary Comeau, Souffles

*choix de la lectrice de Bernard Racicot

Champ de mines

Économie de phrases ne signifie pas pour autant moins d’émotions. Ce serait plutôt le contraire quand il s’agit d’un roman aussi concis et bouleversant que Champ de mines de Yann Mens. Lequel va vous tenir le cœur en équilibre pendant une quarantaine de pages. Le temps que Soyaan, qui n’a plus que la peau et les os, dont les siens sont tous morts, alors qu’une guerre oppose deux clans et détruit tout sur son passage, en route pour la ville pour trouver quelque chose à manger, entende le bruit d’un avion, se dirige vers lui et tombe, les pieds pris au piège de fils barbelés. Sans savoir que s’il réussit à se libérer, il devra traverser un champ de mines pour atteindre l,avion tant convoité.

Tenter de l’aider, c’est prendre le risque de sauter avec lui, explique à l’infirmière de la Croix-Rouge l’adolescent qui lui sert de garde du corps. Il est prêt à tout pour qu’elle n’aille pas à la rencontre de l’enfant. Même le pire. L’irrémédiable. Même si elle lui promet l’impossible en échange.

Chaque pas vous tient en haleine. Chaque geste d’un des trois personnages vous étreint la poitrine. Chaque murmure d’enfant vous transperce alors que vous assistez, sans pouvoir faire un seul geste, à un combat pour la vie qui a autant de chances de se révéler un échec que d’être un succès.

Un livre qui s’adresse aux jeunes, mais que tout le monde devrait lire : il y a toujours quelque part une guerre de trop. Une guerre dont les enfants paient souvent le prix.

Et si nous allions lire à Bruxelles?

Armando, à qui on doit cette photo, connaît les endroits tranquilles pour le faire!

Vivement demain!

Quand j’accroche une toile à votre intention, ce que je fais tous les dimanches depuis plus de six ans, je ne sais jamais ce qui va lui arriver, si elle va inspirer un envosmotiste ou plusieurs, s’il y aura davantage de textes en prose que de poèmes, si le ton sera intimiste ou teinté d’humour. Et c’est là un des plaisirs de la chose.

Mais ce qui demeure et dont je ne me lasse pas, c’est le plaisir de vous lire dimanche après dimanche. Et je suis sûre que je ne suis pas la seule à le faire.

Vivement demain pour la validation de vos commentaires sur la plus récente toile proposée!

*toile signée Ernst Anders

Les vers de Roméo 4

la rivière Kouchibougnac I

la rivière porte les saisons
les couleurs
l,eau suit
circule nonchalante
rebrousse chemin
revient plus tard
rien n’est fixe

Roméo Savoie, Une lointaine Irlande

*choix de la lectrice de Lena Sotskova

Un livre sur les livres

Je ne m’attendais pas à ça. Vraiment pas. J’avais en tête l’idée d’un roman, et rien d’autre, de facture tout à fait classique, s’adressant aux lecteurs de huit ans et plus, relatant les aventures d’une jeune lectrice, quand j’ai ouvert Myriam la dévoreuse de livres. Or, l’histoire de Myriam se termine à la page 23, alors que le livre compte 82 pages. Et c’est là son originalité.

En effet, la partie « roman » de Myriam la dévoreuse de livres sert de prétexte à l’auteure pour semer çà et là des titres de livres, qui sont tous soulignés. La deuxième partie du livre nous présente donc Les contes du chat perché, Alice au pays des merveilles, Une histoire à faire japper, Heidi, Les petites filles modèles, pour ne nommer que ces titres mentionnés dans la première partie, et leurs auteurs. Une troisième et dernière partie est constituée du vocabulaire livresque.

Vous ne serez donc pas étonnés si je vous dis que Lysette Brochu, l’auteure de Myriam la dévoreuse de livres, a été enseignante une grande partie de sa vie et qu’elle a toujours à cœur de susciter la curiosité en matière de livres chez les jeunes lecteurs. Une belle idée hélas mal servie par les Éditions du Vermillon, responsables d’une mise en page plus que bâclée, laquelle ne constitue pas une raison suffisante pour se priver du plaisir des découvertes proposées par l’auteure.

Lu dans le cadre du Challenge Le Nez dans les livres – Saison 2

Les roses du vignoble

Avec ces roses photographiées lors de la visite d’un vignoble à Niagara-on-the-Lake, se termine la série de photos consacrées à mes récentes vacances en Ontario. Parce que tout a une fin. Paraît-il.

La maison de Trisha

Elle y a longtemps vécu et nombre de ses toiles ont pour décor le salon de cette maison. Trisha Romance l’a transformée en galerie où ses œuvres et celles de sa fille Tanya Jean Peterson sont exposées. C’est une des belles résidences de Niagara-on-the-Lake. N’hésitez pas à en franchir le seuil. La visite vaut le déplacement.