Ça y est! Elle a enfin l’idée et les mots. Quelques lignes lui suffiront pour prêter vie à l’illustration de dimanche dernier. Et vous? Ça y est aussi?
*toile de Telemaco Signorini
Ça y est! Elle a enfin l’idée et les mots. Quelques lignes lui suffiront pour prêter vie à l’illustration de dimanche dernier. Et vous? Ça y est aussi?
*toile de Telemaco Signorini
tu n’arrives plus à mentir
à tes yeux
qui voient
les villes s’écrouler
à la vitesse des vertiges
tu cherches malgré toi
à faire surgir
l’espoir
dans un poème
abandonné au bon vouloir
des signes
qui continuent à tenir
tête à la réalité
tu brûles
avec babel
ruinée
Louise Dupré, Une écharde sous ton ongle
*choix de la lectrice de Karen Kinser
nous étions assis là
où s’arrête mon regard
dans ce lieu mien depuis longtemps
pour Barbara
il pleut sur Nantes
comme il pleuvait ce soir d’octobre
sur Montréal
et sur ses mots
je ferme les yeux
et je crie tout bas
dis quand reviendras-tu
(avril 2013)
*toile d’Alexander Daniloff
Avec Les profondeurs de la mer, nous retrouvons les personnages d’Une île trop loin et de sa suite, L’étang aux nénuphars, alors que Steffi, l’aînée, poursuit ses études en espérant la fin de la guerre et que la plus jeune s’est si bien acclimatée à sa vie en Suède qu’elle rêve d’être adoptée par sa famille d’accueil.
L’Autriche est loin, le conflit s’étire, les nouvelles qui proviennent d’Allemagne, d’Autriche, de Pologne et d’ailleurs ne sont pas bonnes et laissent présager le pire quand elles cessent d’arriver. Mais Steffi tient bon. Il le faut. Même si c’est difficile. Même si elle doit faire face à une certaine agressivité de la part de certaines personnes de son entourage. Même si elle risque de perdre sa bourse.
N’est-elle pas une privilégiée, elle qui a été accueillie par une famille suédoise alors que les Juifs d’Autriche et d’ailleurs commençaient à être touchés de près par les mesures instaurées par les dirigeants nazis? Oui, bien sûr. Elle le sait. Mais certains jours, elle voudrait pouvoir entendre la voix de sa mère, demander conseil à son père alors qu’elle a choisi de pratiquer plus tard la médecine pour suivre ses traces.
Or, Steffi ne compte pas se laisser intimider. Ni baisser les bras. Et c’est ce qu’elle nous prouve une fois de plus dans le troisième tome de cette tétralogie signée Annika Thor consacrée aux quatre années que deux jeunes Autrichiennes de confession juive ont passées en Suède lors de la Seconde guerre mondiale. Un livre encore une fois sensible. Et tout aussi haletant que les précédents puisque l’auteure réussit à nous faire vivre de si près ce qui arrive à Steffi qu’on a parfois l’impression d’être dans la peau de celle-ci.
Une série qui mériterait d’être connue de bien des enseignants. Entre autres. Car, on aura beau me dire le contraire et même tenter de me le prouver, je demeure convaincue que la littérature donne le goût de s’intéresser à l’Histoire.
Les arbres et les livres, tout comme des détails du quotidien, comme la table de cuisine ou un banc de parc, sont très présents dans l’œuvre de l’artiste australienne Elizabeth Barnett. En ce qui me concerne, c’est un véritable coup de cœur. Notamment pour ses livres d’architecture.
Écrire, c’est comme embrasser, mais sans les lèvres. Écrire, c’est embrasser avec l’esprit. (Daniel Glattauer)
*illustration d’Ingrid Kallick
ton âme flotte-t-elle
dans les restes d’un livre
ouvert sur la table
ou dans les longs silences
qui dérivent le soir
avec les cerfs-volants
je te cherche partout
où tu n’es pas
et je ne trouve
que cette évidence
chaque matin le soleil
se lève
mais tu ne l’imites plus
Louise Dupré, Une écharde sous ton ongle
*choix de la lectrice de Pol Ledent
Autant l’histoire racontée par Ingrid Chabbert est jolie, autant les illustrations de Manola Caprini sont peu intéressantes. Autant l’auteure réussit à prouver que l’accordéon peut être un instrument contemporain même s’il n’a plus la popularité qu’il avait autrefois, autant l’illustratrice avec ses décors et ses vêtements dépassés, ses coiffures vieillottes et ses visages d’homme avec quelques poils au menton plus ou plus ratés nous transporte dans le passé. Cet écart entre le récit et l’image est assez gênant et donne envie au lecteur de supprimer toutes les illustrations d’Un accordéon sinon rien!
Pourtant, elle est jolie l’histoire de Félicien qui n’en a que pour son accordéon et dont le talent fait la fierté de ses parents. Malgré les remarques désobligeantes des jeunes de son entourage. Une surprise de taille les attend tous, laquelle risque de changer bien des perceptions, ce qui est probablement le but de l’auteure. Dommage que son livre soit si mal servi par les illustrations.
pour le Challenge Des mots et des notes
Voici quelques fleurs peintes sur le mur de côté d’une bâtisse de la rue Sainte-Catherine Est. Puissent maintenant tulipes, crocus et jonquilles ne pas trop tarder!
Chacun de nous est une lune, avec une face cachée que personne ne voit. (Guillaume Mousso)
*toile de Lilium Fox
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Fait avec amour (❤️) par WHC
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