What Manchester says today, the rest of England says tomorrow.
Ce qui se dit à Manchester aujourd’hui se dira en Angleterre demain.
Pascal Bacro, Richesses des proverbes anglais
*toile de Frederick John Lloyd Stevens
What Manchester says today, the rest of England says tomorrow.
Ce qui se dit à Manchester aujourd’hui se dira en Angleterre demain.
Pascal Bacro, Richesses des proverbes anglais
*toile de Frederick John Lloyd Stevens
Not everybody can be a Milton.
Il n’est pas donné à tout le monde d’être un aigle.
Pascal Bacro, Richesses des proverbes anglais
*toile de Charles Sillem Lidderdale
Mais que sont tous ces mots? Qui donc les a écrits et pour qui? Et celle qui semble les lire, qui est-elle? À vous de nous dire en vos mots quelle histoire peut bien se cacher dans cette scène imaginée par l’artiste italien Marco Cazzato.
Vous avez, comme d’habitude, une semaine devant vous, puisque je ne validerai aucun commentaire avant dimanche prochain afin que ceux qui veulent jouer le jeu puissent le faire en toute liberté, sans savoir ce que les autres ont écrit.
Rendez-vous dans une semaine pour la suite, mais d’ici là, profitez-en pour lire les textes qui ont été déposés sur l’illustration de dimanche dernier. Peut-être que ça incitera certains qui seraient tentés, mais encore hésitants à tenter l’expérience, à tenter le coup…
Learning is better than house and land.
Il vaut mieux se cultiver qu’accumuler les biens.
Pascal Bacro, Richesses des proverbes anglais
*toile signée Hedva Ferenci
Don’t wear your heart upon your sleeve.
Gardez vos pensées secrètes pour vous.
Pascal Bacro, Richesses des proverbes anglais
*toile de Douglas W.Gorsline
Out of the frying pan into the fire.
Tomber de Charybde en Scilla.
Pascal Bacro, Richesses des proverbes anglais
*toile de Vanessa Bell
Parce que les lectrices du pays de Lali ont décidément beaucoup d’humour, celle du peintre suédois Carl Wilhelmson a eu l’idée d’inviter toutes les lectrices du jour à arborer un chapeau puisque les femmes de la famille royale britannique, de l’aînée à la plus jeune, en ont fait un accessoire obligatoire et parce qu’aujourd’hui, les proverbes anglais — réunis par Pascal Bacro sous le titre Richesses des proverbes anglais — sont à l’honneur.
Et pour bien entamer ce dimanche, celui-ci :
Don’t try to fly without wings.
Ne vous lancez pas dans une entreprise qui vous dépasse.
il suffit de si peu
pour raviver le corps
frémir sous la caresse
d’une voix ou d’une ville
fiévreuse, avancer
plus vite que l’ivresse
d’anciennes colères
gratter le noir encore luisant
à l’ongle
ou écrire
écrire, ce verbe
maigre
qui ramène l’infini
à la hauteur des mains
mais un poème
ne te sauvera jamais
de tous les livres inutiles
Louise Dupré, Une écharde sous ton ongle
*choix de la lectrice de Béla Czene
Plus d’un siècle sépare Mathilde et Carmen, les deux narratrices de Novembre veut ma peau, qui se relaient le flambeau à tour de rôle dans de courts chapitres relatant leur quotidien et leurs états d’âme. L’une et l’autre aspirent à une vie autre que celle qui est la leur et empruntent parfois des chemins qui ne sont pas si dissemblables, même si elles ne vivent pas à la même époque.
Mathilde, la laissée pour compte que ses parents voudraient bien marier, aimerait une fois dans sa vie sentir son cœur battre et ses mains brûler de désir au simple contact de celles d’un homme. Juste une fois. Mais les prétendants se font rares malgré les marieuses prêtes à aider la pauvrette et le seul qui semble convenir aux siens ne lui sied que peu.
Quant à Carmen, qui compte autant d’amants que d’années de vie, elle décide un jour de ne plus avoir de liens charnels avec les hommes, de s’occuper de ses études plus que négligées et de s’intéresser à son colocataire plutôt que le considérer comme quantité négligeable. Mais la vie se charge parfois de changer la donne. Surtout si on a dans notre entourage une marieuse version 21e siècle qui tient absolument à vous faire rencontrer votre alter ego.
Mathilde et Carmen ne se ressemblent pas. Du moins, leurs similitudes ne sautent pas aux yeux. Pourtant, leur quête n’est pas si différente. L’une comme l’autre ont été — ou se sont — trop exhibées malgré leur jeune vingtaine, l’une dans des salons, des soirées et des bals, afin qu’un bon parti se présente enfin, et la seconde dans trop de lits dont elle a parfois eu du mal à extirper certains intrus.
Hélène Rompré, en donnant la voix à l’une puis à l’autre, pour bien montrer ce qui oppose les deux jeunes femmes, fait vivre à chacune des situations qui, sans être en tout point identiques, ne sont pas éloignées l’une de l’autre. Ainsi, pour Mathilde, comme pour Carmen, il y a des liens avec trois hommes, une mère très (parfois trop) présente et un besoin de liberté très fort.
L’auteure a réussi son travail d’historienne pour nous donner une idée de ce à quoi pouvait ressembler la vie d’une jeune Montréalaise issue de la bourgeoisie. Elle a, de plus, dressé un portrait assez réussi d’une jeune femme contemporaine. Elle a même relevé le défi des voix qui s’interpellent sans qu’on prenne l’une pour l’autre.
Pourquoi, alors que tout coule à un bon rythme, précipiter les choses et en deux temps trois mouvements liquider des personnages pour arriver à une conclusion rapide? Ce n’est pas parce qu’on a déjà la fin en tête, trouvé l’élément qui va permettre de réunir les deux vies qu’il faille pour autant bâcler la fin du roman.
Le détail est en effet astucieux, j’en conviens. Mais pas au point de me faire oublier la vitesse avec laquelle l’auteure nous pousse vers celui-ci. Sans cette fin bâclée qui aurait pu être évitée par un véritable travail d’édition, Novembre veut ma peau aurait pu être encore meilleur. Dommage.
Titre pour le Défi Premier Roman 
Si un samedi ou un dimanche vous avez envie d’un petit-déjeuner qui se démarque de l’ordinaire qu’on trouve un peu partout en ce moment, dirigez-vous vers l’Est. C’est là que vous pourrez déguster un gratin des plus savoureux,
du pain doré, préparé à partir de panettone,
un grilled cheese, façon In Vivo.
Un menu qui risque de vous titiller les papilles. Un endroit qui a de grandes chances de vous plaire. Surtout que les repas du soir ne sont pas moins savoureux que ceux du matin.
Il faudra maintenant que j’essaie le menu du midi…
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