Un joli décor printanier attend les visiteurs. Dommage que certains ne respectent pas le travail d’autrui…
Un joli décor printanier attend les visiteurs. Dommage que certains ne respectent pas le travail d’autrui…
Tuer les nuances c’est tuer la liberté, l’appétit de créer, l’amour, le bonheur. C’est déchirer la trame étincelante de la vie et la changer en haillon. (Paul Guth)
*toile de Nick Piliero
Immortalité
Je suis morte tant de fois, o mon aimé,
d’une douleur insolite dans ma poitrine!
Je suis morte tant de fois dans mon lit
d’obscurité, d’amour désespéré,
que peut-être une mort véritable
me méprisera-t-elle comme ce volubilis
qui sans pitié en vain fut anéanti,
et qui resurgit dans la dure solitude
de ses fleurs rouges en détresse,
dans l’ombre furieuse de ses feuilles.
Silvina Ocampo, Poèmes d’amour désespéré
*choix de la lectrice de Jules Erbit
Souvent, cette impression de ne pas être au bon endroit. Ce sentiment que l’eau, la mer particulièrement, manque à mon quotidien. Malgré le soleil qui s’enflamme chaque main au-delà du paysage. Malgré les oies blanches qui ont balayé le ciel de leur vol et de leurs cris avant de rejoindre un village au nord, pour quelques mois. Malgré le pin devant la fenêtre de la chambre qui abrite un nid qui s’ébruite avec la lumière du jour. Malgré l’agitation du centre-ville en quelques stations de métro. Malgré ce sentiment d’appartenance qui m’unit à cette ville, mienne depuis toujours.
Et pourtant. La mer est là où on la veut. Il suffit de fermer les yeux.
*toile de Gary Bunt
Les livres de Lucy Campbell vous feront voler avec les oiseaux et les étoiles, et même discuter avec les baleines. Peut-être même vous emporteront-ils chez elle…
Chaque passion donne au monde une chance supplémentaire de briser les murailles d’indifférence derrière lesquelles l’humanité a pris ses quartiers d’hiver – une chance supplémentaire d’entrer enfin dans la ferveur. (Christiane Singer)
*toile de Paul Ledent
Si en vain je suis maintenant ce que je fus,
comme le sable souple et persistant
où s’efface le pas qui l’aménage,
je n’ai pas assez souffert, amour, à cause de toi.
Ah, si tu ne n’avais donné que de la peine
et non l’infidèle et intrépide joie,
ta cruauté ne me blesserait pas,
ni à chaîne ne serait capable de m’enchaîner.
Je veux t’aimer, non t’aimer comme je t’aime;
être aussi distante que les roses;
telle que l’arbre aux branches de lumière,
ne pas exiger les joies qu’aujourd’hui je réclame;
m’éloigner, me perdre, t’abandonner,
avec ma trahison, te retrouver.
Silvina Ocampo, Poèmes d’amour désespéré
*choix de la lectrice de Laurent Botella
Ce n’est pas parce que le grand-père de Théo a quitté sa maison pour un appartement qu’il ne peut plus avoir de jardin. C’est du moins ce qu’affirme Théo qui a une petite idée derrière la tête… Pourquoi ne pas créer un jardin imaginaire?
Théo a décidé de peindre un jardin sur les murs du balcon, un jardin à l’image de leur inspiration, un jardin comme nul autre jardin, un jardin qu’on peut modifier à sa guise et qui fait fi des saisons. C’est donc ce à quoi le jeune garçon s’appliquera pendant des heures et des heures, d’abord en compagnie de son grand-père, puis seul, en l’absence de ce dernier. Parce qu’il y a toujours une manière d’obtenir ce à quoi on tient. D’une manière ou d’une autre.
Et qui a dit que les jardins imaginaires ne pouvaient pas être aussi beaux que les vrais? Pas moi! J’adore le jardin du grand-papa de Théo!
C’est ce que je vous propose avec cet album d’Astorias, groupe formé par le bandonéiste québécois Denis Plante, ce musicien accompli que je vous ai fait découvrir il y a quelques semaines. Un album inspiré par Roméo et Juliette, lesquels sont devenus le temps de celui-ci les héros d’un tango.
Voici donc Amour libre :
et Vanité :
Le plus beau visage de l’amour est celui que l’on porte au fond de soi, comme un secret. (Mireille Calmet)
*toile de Walter Crane
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Fait avec amour (❤️) par WHC
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