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Alabama Moon

C’est ce billet publié par Anne, l’instigatrice du Défi Premier Roman, qui m’a donné le goût de me plonger dans ce pavé jeunesse qu’est Alabama Moon, par lequel je n’avais pas été particulièrement tentée quand je l’ai vu à la bibliothèque.

La couverture (pas très invitante, avouons-le) n’a pas aidé à améliorer le quatrième de couverture, qui m’a laissée froide. C’est donc sur les conseils d’Anne que je me suis plongée dans ce premier roman de Watt Key que j’ai moi aussi dévoré en moins de deux tant je voulais savoir ce qui allait arriver au jeune héros d’Alabama Moon et à son rêve de partir pour l’Alaska malgré toutes les embûches auxquelles il doit faire face. C’était, il faut le dire, un gros défi pour cet enfant de dix ans, depuis peu orphelin, ayant toujours vécu dans le bois parce que ses parents ont voulu échapper aux règles de la société américaine, de laisser tout ce qu’il connaît derrière lui pour aller là, tout au nord, où son père rêvait d’aller.

Le résultat est un roman à la fois triste et souriant où le jeune héros se trouve confronté à des adultes qui ne peuvent admettre qu’il vive ainsi et se suffise à lui-même, si bien qu’il sera interné de force dans un pensionnat aux règles strictes. C’est là qu’il apprendra la force de l’amitié dans un monde souvent impitoyable qui n’épargne pas les plus faibles. C’est de là qu’il s’échappera vers une autre vie qui n’a rien à voir avec celle qu’il avait prévue…

Alabama Moon est un beau roman. Bien mené. Fort en émotions de toutes sortes. Un roman qui émeut. Un roman à offrir à tout bon lecteur de 12 ans de votre entourage. Il va adorer.

Titre pour le Défi Premier Roman

C’est samedi, on se marie!

On excluant la personne qui parle, il ne s’agit évidemment pas de moi! Mais il y a sûrement des gens qui se marient quelque part aujourd’hui, car la vitrine de la pâtisserie Mercier débordait de gâteaux de noces!

Une journée importante

En cette Journée internationale de l’alphabétisation, prenez le temps de lire pourquoi elle est si importante pour notre société et comment vous pouvez faire votre part sur la page de l’Unesco qui lui est consacrée.

Les racines de l’ombre 3

vivre brisé

traverses d’horizon
emportées par des paysages inattendus

je me protège de l’étrangeté de l’oubli

Bruno Roy, Les racines de l’ombre

*choix de la lectrice de Johh Henry Henshall

Le nuage de Clara

Il n’est pas évident d’aborder un sujet aussi grave que la dépression chez l’enfant dans un livre qui s’adresse aux jeunes et non pas aux spécialistes et aux parents. Mais Candice Hayat a su relever le défi en évidant le mot et en expliquant avec des mots simples ce qui se passe dans la tête, le cœur et le corps d’un enfant ce qui se passe. Pour cela, elle a imaginé un nuage gris qui accompagne chaque jour l’enfant. Un nuage qui l’empêche de sourie. Qui fait en sorte qu’elle ne s’émerveille plus. Qui nuit à son sommeil. Et qui traîne, là, au-dessus de sa tête, jour après jour, refusant de crever.

Enfermée dans son monde où les larmes ont pris toute la place, Clara n’arrive plus à prendre plaisir à la vie, à être heureuse des petites joies du quotidiens ni à trouver le soleil pourtant magnifique un tant soit peu invitant. Clara est ailleurs. Dans un lieu qui tient prisonnière sa tête et où tout est gris.

Mais heureusement il y a Monsieur Cumulus, le grand réparateur. Celui que visite Clara régulièrement pour comprendre ce qui se passe. Qui prend son temps. Qui ne la bouscule pas. Qui reste à l’extérieur mais qui écoute.

Un livre encore une fois difficile parce qu’il aborde un sujet qu’on préférerait ne pas aborder. Et pourtant, plus d’un enfant est confronté à la dépression et les parents n’ont pas toujours les mots pour aborder la chose avec lui et avec les enfants de son entourage. Un livre nécessaire. Un livre réussi.

Le lectrice du marché aux puces

Armando n’a pas été en mesure de résister à son charme. Est-ce la même chose pour vous?

Fortuna

Où que je sois, à Montréal ou ailleurs, au travail ou allongée sur le sofa, je ne lasse pas d’écouter le nouvel opus d’Antonio Zambujo intitulé Fado desconcertado. Surtout Fortuna.

Ce que mots vous inspirent 749

Les voyages extérieurs dépaysent, ouvrent les horizons et la curiosité.
Les voyages intérieurs donnent la vrai liberté et la sérénité. Ils ouvrent le chemin vers une spiritualité dont l’absence fait des ravages aujourd’hui
. (Isabelle Godfurnon)

*toile de Michael Peter Ancher

Les racines de l’ombre 2

fracas
pour tout orchestre
où tout s’entend
comme un tambour de peurs

Bruno Roy, Les racines de l’ombre

*choix de la lectrice de Victor Gabriel Gilbert

Le parapluie

D’aucuns pourraient imaginer qu’un livre sans texte n’offre aucun intérêt. Et pourtant, l’album intitulé Le parapluie que signent Dieter et Ingrid Schubert est un peur ravissement et offre une infinité de possibilités tant pour le parent lecteur que pour l’enfant. Celui-ci peut inventer sa propre histoire et suivre l’ours et son parapluie dans leur course autour du monde en ne tenant pas compte de la logique et en suivant le fil de son imagination.

Ce n’est donc jamais tout à fait la même histoire. Ce ne sont probablement pas non plus les mêmes mots, voire même le même ordre si jamais quelqu’un décidait de le parcourir de la fin au début ou alors d’inventer une histoire en ouvrant le livre au hasard.

D’aucuns, donc, peuvent continuer à penser ce qu’ils veulent des livres sans texte. Ou alors, ils peuvent ouvrir Le parapluie et constater qu’ils se trompent grandement…