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Bonne fête Manneken!

Et bonne fête à tous les Belges sur papier ou de cœur!

*photo d’Armando

Les mots de Julie S. 5

le 4 novembre

à vouloir vaincre l’absence
tout remonte qui fume sur les ruines
toute à présent aux lèvre râpées du temps
le désir l’encre quelques paroles petites
et moi
qui me déplace mécanique
dans le jaune d’une ville vaguement
ou sur des routes sans raison

Julie Stanton, À vouloir vaincre l’absence

*choix de la lectrice de Norene Mara

Un bel album sur la poésie

Au moyen d’un personnage que nous retrouvons page après page, Gwendal Blondelle signe ici un bien bel album sur la poésie. C’est en effet à un voyage au cœur de la poésie que l’auteur et illustrateur qui vit en Auvergne nous convie le temps d’un album fort agréable.

Destiné aux lecteurs du deuxième cycle du primaire, il constitue une bien belle invitation à découvrir les grands poètes (Rimbaud, Verlaine, Villon et Éluard, entre autres), d’autant plus agréable que les illustrations sont fort jolies, et qu’il n’y aura jamais trop de livres destinés aux jeunes portant sur la poésie.

Un livre que toute bibliothèque publique devrait avoir sur ses rayons.

En este mundo de locos

Imaginez… Imaginez des gens de tous les âges, de tous les horizons, réunis autour de musiques d’ailleurs qui font battre le cœur et danser. Imaginez une gamine sur les épaules de son père, plus blond que les blés, se dandinant au même rythme que sa mère plus noire que l’ébène. Imaginez une autre gamine assise sur les genoux de son grand-père dans sa chaise roulante, qui l’embrasse toutes les trois notes. Imaginez ces hippies d’une autre époque, pas revenus de tout semble-t-il puisqu’eux aussi battaient la mesure. Imaginez un marché qui n’a rien à envier à certains souks avec ses tissus, ses bijoux, ses sculptures sur bois et autres trésors. Imaginez aussi des plats venus de très loin dont les odeurs titillent les narines.

Imaginez. Imaginez le Festival International Nuits d’Afrique. J’y étais hier. Sergent Garcia aussi. D’ailleurs, les pieds me démangent encore. Je vous offre donc, tiré de son album Mascaras, En este mundo de locos en attendant de retourner sur les lieux.

La beauté des roses 11

Parce que je ne me lasse toujours pas…

Ce que mots vous inspirent 714

Une chute profonde mène souvent vers le plus grand bonheur. (William Shakespeare)

*figurine d’Antonio Borsato

Les mots de Julie S. 4

le 28 juillet

de quelle distance farouche
aurons-nous besoin demain
pour s’absenter l’un de l’autre
si nos fissures deviennent brèches
puis béances à même le cœur
fuir une ville morte pour une ville plus morte encore
ne pas se retourner
au risque de mirages anciens
mais marcher il n’y aura que cela
et je serai celle qui enjambera nos cadavres
cher amour
apparente survivante d’un simple fait divers
qu’aucun téléscripteur ne transmettra
parler plutôt du nucléaire

Julie Stanton, À vouloir vaincre l’absence

*choix de la lectrice de Laura Lacambra Shubert

Tempête

C’est un album sans prétention, à l’imagination débordante et aux illustrations douces et poétiques que nous offrent Stéphane Servant et Florence Koenig avec Tempête, qui raconte l’histoire d’un petit nuage qui s’est installé au-dessus d’une ville qui n’avait jamais connu qu’un ciel bleu. Cela sera prétexte à déclencher une tempête, mais pas celle attendue. En effet, prêts à tout, munis d’imperméables, de bottes et de parapluies, les citoyens de la ville au ciel bleu n’en peuvent plus d’attendre la pluie que devrait déverser le petit nuage. Ils sont même prêts à le décrocher du ciel par tous les moyens pour en finir avec cette attente.

À vous de découvrir le reste de cette jolie histoire fantaisiste de la première à la dernière page, qui nous rappelle qu’une tempête ne vient pas toujours du ciel…

Spécimen inconnu

Si joli que je l’ai pris en photo!

La beauté des roses 10

Encore quelques merveilles…