à vouloir vaincre l’absence
tout remonte qui fume sur les ruines
toute à présent aux lèvre râpées du temps
le désir l’encre quelques paroles petites
et moi
qui me déplace mécanique
dans le jaune d’une ville vaguement
ou sur des routes sans raison
Au moyen d’un personnage que nous retrouvons page après page, Gwendal Blondelle signe ici un bien bel album sur la poésie. C’est en effet à un voyage au cœur de la poésie que l’auteur et illustrateur qui vit en Auvergne nous convie le temps d’un album fort agréable.
Destiné aux lecteurs du deuxième cycle du primaire, il constitue une bien belle invitation à découvrir les grands poètes (Rimbaud, Verlaine, Villon et Éluard, entre autres), d’autant plus agréable que les illustrations sont fort jolies, et qu’il n’y aura jamais trop de livres destinés aux jeunes portant sur la poésie.
Un livre que toute bibliothèque publique devrait avoir sur ses rayons.
Imaginez… Imaginez des gens de tous les âges, de tous les horizons, réunis autour de musiques d’ailleurs qui font battre le cœur et danser. Imaginez une gamine sur les épaules de son père, plus blond que les blés, se dandinant au même rythme que sa mère plus noire que l’ébène. Imaginez une autre gamine assise sur les genoux de son grand-père dans sa chaise roulante, qui l’embrasse toutes les trois notes. Imaginez ces hippies d’une autre époque, pas revenus de tout semble-t-il puisqu’eux aussi battaient la mesure. Imaginez un marché qui n’a rien à envier à certains souks avec ses tissus, ses bijoux, ses sculptures sur bois et autres trésors. Imaginez aussi des plats venus de très loin dont les odeurs titillent les narines.
Imaginez. Imaginez le Festival International Nuits d’Afrique. J’y étais hier. Sergent Garcia aussi. D’ailleurs, les pieds me démangent encore. Je vous offre donc, tiré de son album Mascaras, En este mundo de locos en attendant de retourner sur les lieux.
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