Pour un vendredi blanc…
Naviguer dans les airs entretient les fantasmes de notre enfance; cela stimule notre aptitude à rêver. (Joyce Carol Oates)
*toile d’Esau Andrade Valencia
Dilemme
Chercher dans un nuage
La forme d’un désir
Et parler de partir
Reculer l’horizon
Aux confins d’un pays
Qu’il faut recommencer
Et parler de rester
Bernard Noël, Par monts et par mots
*choix de la lectrice de Joshua Johnson
Faut-il vraiment faire comme tout le monde? Avoir les mêmes rêves qu’a son voisin? Manger ce qu’il mange? Lire ce qui est à la mode? Faut-il vraiment pour être heureux calquer sa propre vie sur celle des autres?
Non! affirme Ming, le héros imaginé par Clotilde Bernos dont Nathalie Novi a inventé les traits. Non! redit le grand-père de Nam, qui fait les choses à sa façon sans se soucier du regard d’autrui et du qu’en-dira-t-on. Il n’a pas besoin d’être riche ou célèbre pour être heureux. La main de sa petite-fille dans la sienne et le sourire de celle-ci sont tout ce dont il a besoin.
Et c’est cela que raconte Moi, Ming. Avec beaucoup de tendresse. Avec une sagesse qui n’est pas sans rappeler cette phrase de Saint-Exupéry : « L’essentiel est invisible pour les yeux. »
Pour écrire en prose, il faut absolument avoir quelque chose à dire; pour écrire en vers, ce n’est pas indispensable. (Louise Ackermann)
*toile de Frederick Childe Hassam
Quand on s’en va
On laisse là
Ce que le cœur
Avait conquis
Si l’on revient
On trouve ici
Ce que le cœur
Avait rêvé
Des arbres gris
Sans une feuille
C’est que l’hiver
Tarde à mourir
Quelques oiseaux
Sur le gazon
Font le printemps
Sous les nuages
Qui se souvient
Du temps d’aimer?
Que reste-t-il
Du temps de vivre?
Bernard Noël, Par monts et par mots
*choix de la lectrice de Kajita Hanko
C’est un tapis tout banal, comme on en trouve dans les salles de bain, sans motif, sans teinte particulière. Et pourtant. Emma y puise depuis qu’elle est toute petite son inspiration. Du moins, c’est ce qu’elle croit, alors qu’elle accumule des prix pour ses dessins. Jusqu’au jour où sa mère, pensant faire une bonne action, décide de laver le tapis d’Emma, lequel sort tout rapetissé de la sécheuse et pelucheux.
Plus de tapis, plus d’inspiration. Emma jette donc ses dessins, ses crayons, ses feuilles de papier, ses prix, enfin, tout ce qui pourrait lui rappeler ce que son tapis est devenu. Mais si l’inspiration était en elle et non pas dans le tapis?
Bel album sur le pouvoir des objets, sur la signification qu’on leur prête et sur ce que nous portons en nous d’imagination, Le tapis d’Emma est un clin d’œil à ces couvertures que les enfants traînent amoureusement partout où ils vont pendant des années, même si les mères les coupent en morceaux en catimini et accusent les machines à laver de les réduire à chaque lavage…
Cher Puff,
Les oursonnes se seraient faites belles juste pour toi! Si, si! C’est ce que m’a raconté le fleuriste du boulevard Saint-Laurent qui leur a prêté sa vitrine afin qu’elles puissent surveiller de près ton arrivée…
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Fait avec amour (❤️) par WHC
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