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Un dimanche avec Schumann 2

Pour le musicien de Bernardo Strozzi, cinq extraits de Bunte Blätter Op. 99 dans une interprétation de Mikhail Pletnev.

Un dimanche avec Schumann 1

Parce que Robert Schumann s’est éteint un 29 juillet et que nous sommes le 29 juillet, la pianiste peinte par Alphonse Mucha a décidé de réunir autour d’elle quelques musiciens afin de souligner le compositeur.

Chacun de ses invités devra avoir avec lui une ou des partitions afin de respecter l’idée de lecture, qui est au cœur même su pays de Lali, d’abord de mots, et occasionnellement, de notes.

Pour entamer cette journée hautement musicale, le premier mouvement du concerto opus 54 en la mineur, dans une interprétation de Martha Argerich.

Par monts et par mots 6

Prolongement

c’est à partir de toi que ma vie prend soleil
je ne veux plus aller solitaire en ma nui
car nos mains réunies peuvent jour après jour
multiplier l’amour à travers la lumière

c’est à partir de nous que ma vie prend
forme

Bernard Noël, Par monts et par mots

*choix de la lectrice de Delphin Enjolras

Villes et poèmes, le temps d’un album

Ils s’appellent Jacques Charpentreau, Alfred de Vigny, Pierre Coran, Odilon-Jean Périer, Claude Clément, Colette Helling, Carl Norac, Émile Vergaeren, Marc-Antoine Desaugiers, Clément Marot, Marceline Desbordes-Valmore et Maurice Rollinat.

Le temps d’un album, l’illustratrice et auteure jeunesse Michelle Daufresne les a regroupés afin que leurs poèmes et les siens nous décrivent la ville, ses tours, ses faubourgs, ses lumières du matin, les citadins qui y vivent, son métro et tout ce qui fait leur unicité et leur charme.

Le résultat, Villes en poèmes, est un très bel album publié au Seuil qu’on ne se lasse pas de parcourir.

À mettre entre toutes les mains.

Pour sortir des sentiers battus

Côté jazz, j’avoue que je suis assez traditionnelle et qu’il est rare que je sois touchée par sa forme plus expérimentale et plus éclatée. Mais ça ne veut pas dire que ça n’arrive pas et surtout que je n’essaie pas de mettre mes oreilles entre les mains d’artistes qui sortent des sentiers battus. Il y a malheureusement peu d’élus. Je ne me laisse pas facilement séduire.

Louis Sclavis et son quintet ont su réussir où nombre de jazzmen ont échoué. Avec un titre prémonitoire? C’est ce qu’on pourrait penser. Il s’agit de Possibles que je vous laisse découvrir à votre tour.

La beauté des roses 18

Et pour bien débuter ce samedi, encore une brassée de roses!

À pleines gorgées

C’est l’heure du deuxième bol de café et des livres, des oiseaux qui s’animent et de la douceur de la journée qui se trame. C’est l’heure du bonheur à pleines gorgées. Une heure à nulle autre pareille.

*illustration de Jayme MacGowan

Par monts et par mots 5

Paresse dormeuse du fleuve
La rive se recueille
L’heure s’est arrêtée

Et l’horloge divague
Aiguilles en suspens
À midi lumineux

Je songe à des averses d’ailes
Je songe à des caresses d’elle.

Bernard Noël, Par monts et par mots

*choix de la lectrice de Fanny Fleury

L’amour mauve

« L’aventure qui est mienne née d’un hasard de vie a cette saveur troublante qu’on perçoit dans un fruit inconnu. »

C’est ainsi que décrit sa vie Colette, étudiante en journalisme, partie au Sénégal afin de rejoindre son père, capitaine de bateau qui doit y accoster, à la suite d’une intuition de sa mère, qui s’avérera vraie, voulant qu’il soit arrivé quelque chose de grave à celui-ci. C’est donc un père qui a perdu la vue qu’elle ramène en Belgique et au plus profond d’elle le regard de Phil, dont elle s’est éprise au cours des quelques jours qu’ils ont passé ensemble avant que le bateau n’accoste.

Mais Colette n’est sûre de rien sinon que de ses rêves, alors que Phil a aussi les siens et que son père tente de retrouver ses repères. Si peu sûre qu’elle n’ose pas croire en cet amour. En effet, la mère de Phil veut à tout prix qu’il soit officialisé. Et c’est là un problème majeur du livre de Pierre Coran. En effet, dans ce roman destiné aux adolescents qui est encore récent — il a été publié en 2005 —, parler de fiançailles me semble tout à fait incongru. Et je vous épargne les coïncidences. Elles font légion.

Il y a donc trop de bonne volonté et trop de bons sentiments dans L’amour mauve, avec sa chute tire-larmes qui ajoute une couche supplémentaire aux éléments qui ne m’ont pas convaincue, pour que je vous conseille ce roman. Et pourtant, j’aurais tant voulu aimer ce livre. Le proverbe turc qui fait office de quatrième de couverture était si joli.

Lu dans le cadre du Challenge « Littérature belge ».

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Les hémérocalles de la rue Beaubien

Je me suis arrêtée. Bien entendu. Je n’ai pas pu faire autrement.