C’est dans le canton de Genève que se trouve Hermance où Denise nous emmène aujourd’hui, le temps de quelques photos.
C’est dans le canton de Genève que se trouve Hermance où Denise nous emmène aujourd’hui, le temps de quelques photos.
Parce que j’aime le dépaysement et les sons venus à la fois d’ailleurs et d’un autre temps, c’est à une cérémonie soufie que je vous convie ce matin le temps de L’héritage ottoman, un album de l’Ensemble Kudsi Erguner, produit par l’Institut du monde arabe. Ce même Kudsi Erguner, spécialiste du ney, à qui ont fait appel Peter Gabriel, Didier Lockwood, le metteur en scène Peter Brook et le chorégraphe Maurice Béjart pour ne nommer que quelques-uns de ceux qui ont su reconnaître le talent de cet artiste née en Turquie en 1952.
Maintenant, fermez les yeux. Nous partons pour Constantinople sur un tapis volant, le XIIIe siècle nous attend, le temps d’écouter Scutari.
Un jaune on ne peut plus bruxellois, puisque c’est Armando qui l’a déniché au hasard de ses promenades!
N’attends pas que les événements arrivent comme tu le souhaites. Décide de vouloir ce qui arrive… et tu seras heureux. (Épictète)
*toile d’Antonio Mancini
Sur l’ivoire
La nuit dernière j’ai rêvé, me croiras-tu,
que sur l’ivoire dont chaque jour tes doigts
calment l’attente, je parvenais à te traduire
à petits traits, petites touches, ce qui de toi
me vient depuis le jour de ton apparition,
à te montrer en ce langage par quels délires
furent marquées les heures où j’eus le sentiment
qu’il tenait à si peu que nous prenions le large.
Mais, tu le sais, je commerce avec les seuls mots,
au réveil il ne me restait qu’à les tracer
sans cacher leur misère, pour te manifester
mon rêve et ma chimère avec es quelques vers
bricolés sur l’ivoire de mon méchant clavier.
Hubert Nyssen, Eros in trutina
*choix de la lectrice de Carolyn Anderson
« Comment exprimer l’amour, sans le river à notre peau, à nos circonstances? » (Andrée Chedid)
je ne sais que nous
que le souvenir de nous
pour parler d’amour
je ne sais que tes yeux
que tes mains que tes lèvres
toutes ces traces de toi
indélébiles
malgré
(avril 2011)
*toile de Bill Coleman
On ne sait rien d’Isabelle Maes, sinon qu’elle est née en Belgique en 1975, qu’au moment de la parution de Lettres d’Ophélie (en 1995), elle vivait au Québec depuis dix ans et qu’on lui a décerné le prix Gaston-Gouin (remis annuellement à un auteur des Cantons de l’est) pour ce recueil de nouvelles. Un recueil inégal, où le cliché côtoie des images plus réussies, le temps de dix-sept nouvelles où la jeune auteure exploite le mythe d’Ophélie à sa manière. Un recueil qui n’est pas sans intérêt mais qui manque de fini, dont on a oublié de polir des coins, ce qui fait qu’on en sort avec un brin d’insatisfaction voire d’agacement, malgré deux nouvelles qui se démarquent des autres, dont une raconte l’histoire d’une gamine vendue par son propre père à un pédophile, qui vous donnera un frisson d’horreur.
Il y avait dans ce recueil d’Isabelle Maes quelques indices nous laissant croire que l’auteure avait suffisamment de talent et d’imagination pour continuer à écrire. Mais curieusement, elle semble s’être volatilisée du panorama littéraire québécois après y avoir fait une incursion le temps d’un seul livre.
Ceux du jardin de Lou qui font rêver la Montréalaise que je suis alors que le printemps tarde, tarde… à mon grand désespoir.
© Lali 2025 – Tous droits réservés.
Fait avec amour (❤️) par WHC
Commentaires récents