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Poèmes sur l’eau 2

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La rivière

L’âge de l’eau disparaît
Entre les cils entre les mains
La rivière fuit
Dans la nuit dans les draps

Jour après violence
La rivière s’élargit
Entre les rives jadis nouées
Dans les nuits profondes

N’y aurait-il plus que des crépuscules
Séparés par la rivière
Par la seule odeur de l’eau
Sur les cils

Jean-Guy Pilon, Les plus beaux poèmes sur l’eau

*choix de la lectrice d’Edward Robert Hughes

Alexandre et les magouilles

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Si j’étais encore libraire, voilà un livre que, sans hésitation, je conseillerais à tout jeune lecteur qui aime les romans d’aventure. J’y ai pris un plaisir fou dès les premières lignes. Il faut dire que Guillaume Guéraud sait nous accrocher et que, de plus, il ne nous lâche pas avant la dernière ligne. Peut-être parce qu’il a un jour voulu être journaliste et qu’il a le sens de la une? Va savoir.

Toujours est-il que ce roman déniché par hasard à la Grande bibliothèque (classé dans les romans destinés aux adultes) qui raconte les aventures d’Alexandre au sein de la feuille de chou locale alors qu’il y effectue un stage d’une semaine parce que la conseillère en orientation trouvait que son idée de devenir éboueur manquait de panache et qu’il a vaguement suggéré que le journalisme l’intéresserait peut-être se révèle un petit bijou.

Alors que notre héros apprend qu’une somme colossale a été détournée de la caisse d’un foyer pour handicapés, il découvre aussi les auteurs du méfaits. Mais… Justement, il ne faut pas en parler. Quand le maire, sa femme, le commissaire et le directeur du journal sont impliqués dans une magouille, il faut étouffer les choses… Mais c’est sans compter sur un père qui n’aime pas les journalistes et qui se révélera à la hauteur de la situation, acceptant même d’appeler à la rescousse son ex-femme et mère du gamin, une avocate qui saura faire exactement ce qu’il faut faire quand père et fils auront trouvé des preuves accablantes.

Un roman qui se dévore, un roman au rythme alerte qui met en scène des personnages attachants ou détestables, un roman qui se révèle un excellent roman d’aventures tout en égratignant au passage ceux qui ont le pouvoir. Ce qui n’est pas pour me déplaire.

Un jour j’entrerai…

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Où ça? Là où il y a gelato, chocolat chaud, gaufres, truffes, tablettes de chocolat et autres délices… Là. Chez Suite 88, boulevard de Maisonneuve, à Montréal. Pour le moment, je rêve…

Avisha Cohen, pour voguer en musique

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Il y a parfois des moments où on a envie de se laisser emporter, de flotter… Autant le faire sur sept mers (seven seas), non? C’est ce que propose Avishai Cohen, contrebassiste et compositeur israélien avec l’album Sept Seas qui vient de paraître et qui vous séduira de la première à la dernière plage pat sa douceur, ses accents nostalgiques et ses phrasés qui ont tout des vagues.

Figure incontournable du jazz, après avoir longtemps fait partie des inclassables (tantôt classique, tantôt nouvel âge, musique du monde ou instrumentale, de temps en temps jazz), Avoshai Cohen est ce soir à l’Olympia. Il y retournera le 19 octobre. D’ici là, quelques autre villes françaises sont inscrites à son calendrier (ici), mais rien de mon côté de l’océan… Heureusement, je peux faire tourner Seven seas en boucle (sans avoir le mal de mer) pour me consoler… Et surtout, Worksong que voici :

Ce que mots vous inspirent 375

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Le souvenir trace de sa plume d’or une carte lumineuse où sont nos espoirs inspirés. (Maurice Drans)

*toile de Phoebe Beasley

Merci à vous tous et une pensée pour Millie

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Le livre est resté ouvert. Sur une image en particulier et les mots qui l’accompagnent. Une toile de Picabia, pour tout vous dire. Une toile qui a inspiré six personnes, des habitués (Armando, Chantal, Denise, Flairjoy et Lou) et une toute nouvelle envosmotiste, Millie, une étudiante belge qui fréquente depuis peu le pays de Lali.

À vous tous, un grand merci pour ce partage et une pensée toute spéciale à Millie qu’il nous fait plaisir d’accueillir parmi nous. Et en souhaitant tous vous lire dimanche prochain!

*toile de Bessie Hoover Wessel

Poèmes sur l’eau 1

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Quelques recueils attendaient la lectrice peinte par Adolfo Belimbau, recueils qu’elle a tous feuilletés, un à un, jusqu’à ce qu’elle s’arrête aux Plus beaux poème sur l’eau, réunis par Jean Breton, Robert Estrade et Bernard Wallon. Recueil dont elle a tiré ce poème signé Ilarie Voronca :

Parfois mes mains

Parfois mes mains rencontrent d’autres mains
Qui se blottissent dans les miennes
Comme dans un nid retrouvé. Parfois
C’est une face qui jette sa lumière sur ma face.

Ou bien je sens tout près la mer comme une haleine,
Je cours en m’essoufflant vers elle. Je la vois
S’envolant comme une cigogne vers d’autres climats.
Sur la grève les algues sont comme les signatures des touristes.

Dois-je arrêter ma course au bord de ce voyage?
Le vent déploie le bruit des villes comme une voile.
Au retour, le regard est trop large pour mes yeux
Comme une bague qui tombe de la main d’un convalescent.

Mais les rues, les maisons sont aussi des coquillages
Que la mer et l’oubli ont laissés dans ces lieux
Retenir ces contours, ces couleurs de passage,
Et cette vapeur qui donne l’illusion des cieux.

Autrefois on disait 24

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Jeter la plume au vent, prendre sa résolution au hasard.

René Lagane, Locutions et proverbes d’autrefois

*toile de Ralph Parker

Autrefois on disait 23

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Qui a de l’argent a des pirouettes, quand on a de l’argent on a de tout, jusqu’aux choses les moins nécessaires.

René Lagane, Locutions et proverbes d’autrefois

*toile signée Hrvoj Melkus

Autrefois on disait 22

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Battre du pays, s’éloigner de son sujet et dire quantité de choses inutiles.

René Lagane, Locutions et proverbes d’autrefois

*toile de Konstantin Makovsky