Le découragement est beaucoup plus douloureux que la patience. (Hafiz)
*toile de Paul-Felix Guerie
Les arbres nous enseignent la patience: ils ne baissent pas les bras à la première tempête venue. (Carl Beaupré)
*toile d’Alexander Grinager
Les vacances d’hiver des enfants se terminant aujourd’hui, il était presque certain que j’aurais la visite de petits et grands lecteurs puisqu’ils ont pris cette habitude depuis déjà quelque temps.
Par contre, je n’avais rien préparé, espérant qu’ils auraient une idée de thème, les congés ont toujours du bon sur l’imagination. Et je ne m’étais pas trompée. Les petites lectrices peintes par William Henry Gore sont bel et bien arrivées avec une idée.
-Et si en ce dimanche on parlait de la patience?
-De la patience?
-Oui, oui! Maman n’a pas arrêté de nous demander d’être patientes toute la semaine parce qu’on voulait tout tout de suite. Et tantôt, quand on lui a demandé quand étaient les prochaines vacances, elle nous a dit que c’était à Pâques. En ajoutant : « Patience, Pâques n’est pas si loin! » Alors, dis, tu veux bien consacrer ce dimanche à des citations sur la patience?
Comment pouvais-je refuser?
Patience, la première citation est dans une heure!
C’est un récit magnifique, sans rage, pudique et sensible que nous donne à lire Annette Muller avec La petite fille du Vel’ d’Hiv’, publié chez Denoël en 1991 — repris depuis aux éditions Cercil en 2010 suite au film La rafle. Un récit qui se conjugue en trois temps, celui de l’enfance (1929-1939), celui de la guerre (1939-1942) et celui de la rafle du 16 juillet 1942. Un récit où l’auteure est entrée dans la peau de la petite fille qu’elle était pour raconter l’amour d’une famille alors que la guerre s’empare de leur quotidien et qu’elle ne comprend pas tout à fait ce qui arrive. Comme tous les enfants qui ont eu à traverser celle-ci, une étoile cousue à leurs vêtements, pontés du doigts, déchirés, exclus, déportés.
La petite fille du Vel’ d’Hiv n’accuse pas, elle relate des faits, elle constate. Elle ne s’emporte pas, elle tente de survivre. Et avec elle nous vivons chacune des étapes de ce périple, de son enfance à Paris à ce jour néfaste du 16 juillet, du camp de Beaune-la-Rolande à Drancy, d’où des religieuses la sortiront, tandis que sa mère ne reviendra jamais.
Qui s’intéresse à ce sujet sera ému par ce récit tout simple et tellement humain, malgré tout ce que l’auteure a subi pour retrouver ses frères et son père.
Lanourse connaissant mon amour pour la Bretagne m’a offert une série de photos qu’elle a prises sur la Côte d’émeraude et à Tharon-Plage, en pays de Loire. Ça ne vous donne pas envie de partir, vous?
C’est à l’entrée de Cahuzac-sur-Vière que Lou a déniché cette merveille, si bien qu’elle n’a pu s’empêcher de la partager avec nous. Pour voir la vie en bleu en ce samedi!
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Fait avec amour (❤️) par WHC
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