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Disparus mais pas oubliés 10

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Le succès fait toujours des jaloux, dans le monde du livre comme ailleurs. Celui de Robert Laffont en est un exemple. Celui, qui en 1941, alors qu’il n’avait que 24 ans, fonde une maison d’édition qui portait son nom, a révolutionné l’édition française. C’est d’ailleurs lui qui publie L’attrape-cœurs de Salinger en français, Le désert des Tartares de Dino Buzzatti et les romans de Graham Greeene, un auteur qu’affectionnait mon grand-père maternel.

Tous ces détails et nombre d’autres, on peut les trouver en fouillant un peu la toile. Mais ce qu’on ne trouvera pas, c’est sa gentillesse, ses yeux qui pétillent, sa mémoire quasi infaillible. Ce qu’on ne trouvera pas, c’est ce temps qu’il prenait avec chacune des personnes qui lui étaient présentées. Et parmi celles-ci, une petite libraire — qui ne s’appelait pas encore Lali — qui faisait des entrevues avec des écrivains à la télévision communautaire il y a de cela bien longtemps. Et avec laquelle il a longuement conversé. En toute simplicité. Parce que, sûrement, Robert Laffont aimait-il autant les gens que les livres. Si bien que je ne l’oublierai jamais.

*toile de Carlos Goulao

Disparus mais pas oubliés 9

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Je n’ai pas lu tous ses livres, loin de là. Mais je conserve un souvenir impérissable de La théorie du perroquet. Et si jamais vous n’avez jamais Denis Guedj et si vous aimez l’histoire, mais peut-être pas vraiment les mathématiques, c’est que vous n’avez pas encore lu ce magnifique roman. Je n’en dis pas plus afin de vous laisser le plaisir de le découvrir à votre tour.

*toile de Lawrie Williamson

En vos mots 195

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C’est la lectrice peinte par John Weiss qui attend vos mots en ce premier dimanche de l’année 2011. Ceux du livre qu’elle lit ou ceux qui vous viennent en tête en la regardant. Pour le bonheur tout simple d’inventer une histoire inspirée par une toile. Ou d’écrire quelques vers.

Puisse celle-ci vous donner envie d’écrire! Suite dans sept jours exactement, alors que seront validés en bloc tous les commentaires qui seront déposés d’ici là.

Bon dimanche et bonne semaine à tous!

Disparus mais pas oubliés 8

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Il eut pour égérie Magdalena Montezuma, qui prit part à tous ses films et qui tourna aussi avec Rainer Werner Fassbinder. Et si Le jour des idiots reste inoubliable, tout comme Le concile d’amour, de tous les films que Werner Schroeter a laissés derrière lui, La mort de Maria Malibran restera pour moi le plus marquant de ce cinéaste des grandes années du nouveau cinéma allemand dont il fut une des figures de proue.

*toile d’Ellen Day Hale

Disparus mais pas oubliés 7

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Jean Ferrat faisait partie de nos vies. De la mienne. Depuis l’enfance. Et certaines mélodies revenaient à l’occasion sur mes lèvres. Tenaces. Inoubliables.

Il fera toujours partie de nos vies. Comme le prouve ce très beau billet qui lui est consacré.

*toile de Karin Jurick

Disparus mais pas oubliés 6

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Tu n’as pas lu L’attrape-cœurs? Non, je n’avais pas lu Salinger à 20 ans. Pas encore. Mais j’ai compris bien vite qu’il fallait que je le lise sans tarder quand j’ai vu les têtes des uns et des autres penchées sur ce roman qui a soixante ans. Comme s’il s’agissait là d’un rite de passage. J’ai donc lu L’attrape-cœurs et bien plus tard Dressez haut la poutre maîtresse, charpentiers, lequel m’avait davantage séduit.

Lui qui avait choisi de vivre reclus, qu’aurait-il pensé de cette chanson?

*toile d’Annie Dover

Disparus mais pas oubliés 5

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Je ne peux penser à elle sans penser à sa sœur Anna, avec qui elle a enregistré nombre d’albums, à ses enfants Rufus et Martha Wainwright, à Leonard Cohen, à Joan Baez, à Gilles Vigneault, à tant d’albums auxquels elle a collaboré comme choriste, à ceux qui ont chanté ses chansons, à son implication sociale.

Je ne peux penser à Kate McGarrigle sans penser à la Complainte pour Sainte Catherine qu’elle interprétait avec sa sœur.

*toile de Dan McCaw

Disparus mais pas oubliés 4

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Son nom évoque tout de suite un film, plus qu’un livre. Et même une musique. Et pourtant, Erich Segal a été plus que le scénariste de Love story et l’auteur du roman adapté du scénario. Spécialiste et traducteur de littérature grecque et latine, il a enseigné cette matière dans des universités états-uniennes avant de s’installer à Londres, toujours pour transmettre sa passion, tandis qu’il menait en parallèle une carrière de romancier. Il a d’ailleurs laissé derrière lui La classe, Actes de foi, Docteurs, trois romans que j’avais eu plaisir à lire : Erich Segal savait raconter des histoires.

*toile d’Alain Pontecorvo

Disparus mais pas oubliés 3

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Je ne me rappelle plus quel a été le premier film que j’ai vu de Rohmer. Je me souviens surtout de ces soirées au Conservatoire d’art cinématographique où j’ai vu tous ses films à la suite. Il y a longtemps. Si longtemps. De cette émotion face à un cinéma où on parlait beaucoup. De cette même émotion au moment de son décès alors que j’écrivais ces mots.

*toile de Niels Frederick Schiott-Jensen

Disparus mais pas oubliés 2

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Il y a toujours un sentiment d’inachevé quand la mort vient interrompre subitement le cours d’une amitié. Sentiment qui me poursuit depuis la disparition du poète Bruno Roy, figure marquante de la littérature québécoise et homme généreux qui a marqué quiconque l’a croisé un jour. Ce qui m’incite à vous inviter à lire ce billet que je lui ai consacré il y a presque un an.

*toile de Louise Amélie Landre