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Au pays des héros de mon enfance 24

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C’est sur cette lectrice de l’artiste britannique Paul Gribble que se fermera le livre des héros de mon enfance. J’ai sûrement oublié certains titres, je sais que j’en ai écarté d’autres. Mais ceux qui sont là sont sûrement les plus marquants, ceux dont ils restent une trace dans mes souvenirs, ceux que je n’oublierai jamais.

Puisse ce « voyage » vous avoir plu. Puisse-t-il aussi avoir ravivé quelques souvenirs heureux.

Au pays des héros de mon enfance 23

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La collection Les grands de tous les temps (chez Dargaud) n’a pas eu une longue carrière, puisque de 1967 à 1971 parurent seulement 20 titres. Mais j’ai toujours les deux qu’on m’a offerts et qui restent des bijoux du genre, à savoir ceux consacrés à Hugo et à Chopin. Je les ai encore feuilletés récemment et ils sont si bien faits que si, au hasard de brocantes ou de promenades dans les librairies d’occasion, vous tombez sur des titres de cette collection, n’hésitez pas. Ils ont beau avoir quarante ans de poussière sur eux, ces livres n’ont pas vieilli et restent des titres de référence.

*toile de Chauncey Homer

Au pays des héros de mon enfance 22

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Parallèlement à la collection Marabout Mademoiselle, il y avait la collection Marabout Junior. Je me rappelle particulièrement d’un titre, parce que mon grand-père me l’avait offert et parce qu’il avait une grande admiration pour ce héros. Il s’agit d’Albert Schweitzer le sorcier blanc, qui m’a permis d’entrer dans une Afrique peu présente dans les livres de l’époque tout en faisant connaissance avec cet homme qui a marqué son époque. Encore un souvenir impérissable.

*illustration de l’artiste finlandais Rudolf Koivu

Au pays des héros de mon enfance 21

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Certains d’entre vous se souviendront peut-être de Puck, l’héroïne d’une certaine Lisbeth Werner (qui serait probablement le pseudo d’un homme), et dont les aventures nous transportaient au Danemark. Il y avait de la fraîcheur dans ce personnage qui avait eu la vie difficile avant d’arriver au pensionnat et auquel tout le monde finissait par s’attachait tandis que Puck démêlait complots et intrigues.

*toile de Diana Lakes

Au pays des héros de mon enfance 20

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Est venu un jour où il n’y eu plus rien à lire dans la section réservée aux moins de 14 ans de la bibliothèque du collège — puisque je n’avais pas l’intention de lire les Sylvie. Mais on n’accédait pas comme ça à la section adultes de la bibliothèque. Il fallait une autorisation des parents, laquelle était remise à la directrice de la bibliothèque qui faisait valider celle-ci par la directrice de l’établissement. Pour les curieux, l’histoire se passe à Montréal en 1974.

Et quand, enfin, toutes les autorisations me furent données, je pus enfin lire Les misérables. Tout en me demandant pour quelle(s) raison(s) il fallait absolument avoir 14 ans pour lire Victor Hugo — mais là, c’est une autre histoire.

Donc arrivera ce jour fabuleux où je fis la connaissance de ceux qu’on oublie jamais… Cosette, Gavroche, Jean Valjean… Et grâce à eux, je fis mon entrée dans le monde de la littérature pour les grands. Jour mémorable.

*toile de Carl Larsson

Au pays des héros de mon enfance 19

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Qui, de ma génération, n’a pas lu les aventures de Heidi de la plus célèbre auteure pour enfants de toute la Suisse, à savoir Joahnna Spyri? Je ne fais pas partie des exceptions et c’est avec émotion que je me rappelle certaines scènes, notamment celle où Clara est transportée au sommet de la montagne où se trouve le chalet où vivent Heidi et son grand-père. Ou l’épisode où Peter, jaloux de l’amitié qui unit Clara et Heidi, détruit la chaise roulante de la première, ce qui la force à apprendre à marcher. Vous vous souvenez aussi de ces scènes?

*toile de Ginger Lecher

Au pays des héros de mon enfance 18

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À une certaine époque, il n’y en avait que pour la collection Sylvie de René Philippe. Mais j’ai été incapable de lire les aventures de l’hôtesse de l’air et un seul Sylvie m’aura suffi. Et d’une certaine manière, il aura été salutaire puisque c’est lui qui m’a permis de découvrir la collection Marabout Mademoiselle. Et ainsi me reviennent en tête certains titres : Les destin de Marie-Antoinette et Marie Stuart, la reine aux trois couronnes de Patrick Saint-Lambert, Au service de la reine d’Huguette Champy (biographie de la princesse de Lamballe), Le rêve brisé de Dominique Auriange (sur Lola Montès), La lumière dans la nuit (sur Helen Keller) et Marie Curie de Gisèle Collignon, La dame à la lampe de Marie de Vivier (sur Florence Nightingale)… et combien d’autres!

*toile de Jennifer Li

Au pays des héros de mon enfance 17

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Jamais collection ne m’intéressera plus à l’adolescence que Travelling (éditions Duculot), dont mon oncle m’offrit quatre titres d’un coup un Noël. De chacun qui avait pour but de faire voyager le lecteur tout en n’occultant pas des vérités parfois lourdes, je conserve un souvenir impérissable. Surtout pour L’herbe naïve de France Bastia, dont l’action se déroulait au Zaïre, où est née et ou a vécu une partie de son enfance mon amie de Tournai, Karine, qui a retrouvé une part d’elle-même dans ce magnifique roman.

Puissent tous ces titres que j’ai offerts à Ève, ma filleule, pour qu’elle les lise à l’âge où je les ai lus, lui avoir plu autant qu’à moi.

*toile de Carl Jacob Leyhold

Au pays des héros de mon enfance 16

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Certains livres nous marquent tellement qu’au fil des ans on les relit. Ce fut le cas du Journal d’Anne Frank que mon grand-père m’a offert pour mes dix ans sans savoir que ce serait le dernier livre qu’il m’offrirait puisqu’il allait mourir trois mois plus tard. Et tandis que je lisais ce livre, que j’apprenais l’horreur de la guerre, qu’il en parlait avec moi avec le rêve d’un jour aller à Amsterdam, c’est ma vie qui changeait. Jamais je ne serais pareille. Il le savait, lui qui me connaissait mieux que quiconque et avec qui je partageais tout. Et peut-être savait-il aussi ses jours comptés. Si bien qu’il lui fallait faire vite. En quelques semaines, il m’a donné le goût de l’Histoire et ce désir de ne jamais baisser les bras devant l’injustice. Tout ça à cause du journal d’une jeune fille née plus de 30 ans avant moi à qui on avait volé sa jeunesse et la vie.

Je ne le remercierai jamais assez.

*toile de Sue McLeod

Au pays des héros de mon enfance 15

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Si ma mère n’avait pas voulu me faire lire les Brigitte de sa jeunesse (de Berthe Bernage), lesquels ont été très vite abandonnés après trois titres parce que c’était vraiment dépassé à mes yeux, je n’aurais pas découvert dans la même collection (Les Romans des veillées des chaumières, chez Gautier-Languereau) une série écrite par Sabine Bernard-Derosne dont je garde un merveilleux souvenir. Sophie Morel, l’héroïne de cette série de six livres qui débute en 1906 et se termine en 1930 est restée gravée dans ma mémoire. Reste à voir si d’autres que moi ont souvenir de cette héroïne romantique…

*toile de Frieda Menhausen Labriola (dont toute trace a disparu)