Voilà le troisième livre que je lis de Philippe Besson, poussée par l’enthousiasme de Petit poucet rêveur et si les deux précédents m’ont conquise, celui-là m’a juste presque séduite. Autant j’ai aimé ces lettres que Louise écrit de Cuba, de New York, de Venise, de l’Orient-Express dans Se résoudre aux adieux afin de décortiquer une histoire qui n’est plus, autant je me suis sentie lésée par le dernier chapitre qui se déroule à Paris.
Pourtant, chaque fois l’écriture est belle, le ton juste, l’examen sans concession réussi, même dans cette dernière lettre postée à celui qui a rompu. Mais qui m’a paru non nécessaire. Ou alors trop élaborée pour ce que Louise avait à dire. Mais cela est un avis bien personnel, avec tout ce qu’il peut supposer de ma méconnaissance de l’être humain et du monde des sentiments.
Il n’en reste pas moins que ce roman épistolaire est un roman duquel on ne sort pas indifférent. Il n’en reste pas moins que l’écriture de Philippe Besson a ce petit quelque chose qui donne envie de découvrir encore davantage cet auteur. Et que dans ce roman au je où l’héroïne écrit « Je ne suis qu’une femme fuyant les souvenirs qui inlassablement la rattrapent », nombre d’entre vous se reconnaîtront sûrement.














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