J’ai lu tous les livres mais un seul demeure : le monde, ce volume merveilleux, ouvert toujours devant mes yeux. [Kathleen Raine]
*toile d’Yvonne Gajewski
J’ai lu tous les livres mais un seul demeure : le monde, ce volume merveilleux, ouvert toujours devant mes yeux. [Kathleen Raine]
*toile d’Yvonne Gajewski
Il faut bien regarder où on met les pieds à Lisbonne, Armando dépose des merveilles partout!
Les lueurs du matin lui en rappelaient d’autres, pas si anciennes, mais qu’elle ne connaîtra peut-être plus. Mêmes si elles avaient été les plus douces, les plus tendres de toutes.
Son seul bonheur est de les avoir vues un jour, de les avoir partagées et que celles-ci aient été les complices d’un amour qui ne pouvait que tout bousculer des certitudes et des convenances. Un amour comme on en trouve dans les livres.
*sur une toile de Louise Catherine Breslau
La lectrice peinte par l’artiste israélien d’origine roumaine Nachum Gutman a pris ses aises. Pas question de lire à toute vitesse le recueil de Mireille Ruppli-Coursange intitulé Les ombres portées de mes chimères. Voici où elle s’est arrêtée :
Sans pitié sans excuse
la vie déchire tes rêves
comme des photos jaunies.
Crisper ta main de vouloir
croire à demain contre un ciel gris
tu t’efforces à cette figure de style.
Et ta plume en silence
griffonne peut-être du sens.
Dehors l’oiseau s’est tu
qui gazouillait sa joie.
Dedans l’interrogation suspend son point
en haut d’une fenêtre
fermée contre le froid.
Et sur la feuille, le bruit furtif
d’une plume
qui dérive
en fumée.
main tendue
ne l’est jamais qu’un temps
amour inattendu
ne résiste pas au vent
ses je t’aime se sont tus
comme son regard sur sa peau nue
devra-t-elle se glisser hors de l’image
et prendre le large?
(juillet 2009)
*toile de Camille Hilaire
Certains soirs, quelques notes de guitare suffisent à nous plonger dans un mélange de bonheur et de nostalgie qui ne s’explique pas hors de ces cordes qui vibrent dans le ciel qui n’est plus vraiment clair. Et on se dit qu’on est bien avec Armando’s fire, un album du Chilien d’origine et Canadien d’adoption, Oscar Lopez, gagnant du Juno de meilleur album instrumental en 2000, alors que Nostalgia s’empare de nous.
Une pause à Lisbonne en compagnie d’Armando, ça vous convient? Surtout qu’il a trouvé des bancs juste pour nous!
Et si j’emmenais la lectrice du peintre australien Gary Baker dans un endroit qui me rappelle de merveilleux souvenirs?
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Fait avec amour (❤️) par WHC
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