Joseph G., dont la vue est défaillante, reconnaissait ses employées à leur parfum jusqu’à tout récemment. En effet, depuis la sortie du parfum Je t’aime à la folie, que toutes ont acheté, ne traînait plus dans les couloirs qu’une seule odeur, au désespoir de notre homme qui n’avait plus aucun repère et dont certains disaient qu’il perdait la mémoire, puisqu’il ne savait plus saluer correctement aucune de ses collaboratrices. Pour réparer la chose, et pour qu’il puisse à nouveau se fier à son nez, il a invité un parfumeur afin qu’il crée pour chacune d’elles un parfum qui lui est propre. Inutile de dire que Je t’aime à la folie ne flotte plus l’air de l’entreprise de Monsieur G.
*toile de Fedor Andreevich Bronnikov









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