L’engagement particulier de l’artiste, c’est de descendre aux entrailles des choses et de rendre exactement ce qu’il a découvert. [Roger Vailland]
*sculpture de Gerd Lovold
L’engagement particulier de l’artiste, c’est de descendre aux entrailles des choses et de rendre exactement ce qu’il a découvert. [Roger Vailland]
*sculpture de Gerd Lovold
L’art recèle toujours des évocations de la condition mortelle. (Mark Rothko)
*sculpture de Margriet Hogewind
L’artiste n’est artiste qu’à la condition d’être double et de n’ignorer aucun phénomène de sa double nature. [Charles Baudelaire]
*sculpture de Juan Giordano
Le silence est aussi plein de sagesse et d’esprit en puissance que le marbre non taillé est riche de sculpture. [Aldous Huxley]
*sculpture de Marga Brey
C’est au sculpteur Étienne Magen qu’on doit la première sculpture de cette fin de semaine où défileront pendant deux jours lecteurs et lectrices de bronze, de bois, de marbre, de métal et autres matériaux, accompagnés comme les deux fois précédentes de citations d’artistes ou sur les arts.
Puissent ces deux jours vous donner autant de plaisir que j’en ai eu à les préparer pour vous!
C’était au tour de la lectrice du peintre californien John Beahm de parcourir l’anthologie La poésie québécoise. De laquelle elle a tiré ces vers du poète Michel Beaulieu extraits du recueil Variables :
ne demande pas au silence
de découvrir ce que cachent les mots
si tu ne retournes en toi-même
des pierres qu’attentives tes mains
couvaient ne demande qu’un peu
d’eau qu’un peu de feuilles fraîches
maintenant dans les corridors on tresse
le chaume un peu plus tard l’air
s’enfumera d’une odeur de pin
tu tendras l’oreille au bruit qui pèle
« Quand on ne peut pas parler, il faut écouter de la musique. La musique parle sans les mots. Un morceau de musique peut exprimer des sentiments qui sont trop vagues ou trop douloureux pour être pris au piège des mots. Ou trop terribles. »
Voici ce que je retiens du recueil d’Anna Enquist, psychanalyste avant de devenir écrivaine. Un recueil qui réunit des nouvelles qui ont toutes été conçues pour être lues à voix haute par un narrateur ou une narratrice qui se glisse dans la peau du JE qui anime chacune des nouvelles. Un je qui s’appelle tantôt Alma Mahler. Un je qui est gardien de zoo à Rotterdam ou celle qui l’attend. Ou alors médecin pendant la guerre, ou encore tailleur qui fuira en Amérique. Ou une jeune femme qui voudrait tant que sa vie change.
Chacun des narrateurs est prêt à bondir, à faire un choix, à faire le saut. À sa manière. Avec toutes les questions que cela lui pose (la psychanalyste est passée par là), avec finesse et sens du rythme (l’écrivaine est aussi passée par là). Un excellent recueil qui m’invite à lire le précédent, intitulé La blessure, dont je vous parlerai sûrement un de ces jours…
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Fait avec amour (❤️) par WHC
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